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RÉINCARNATION, L’HYPOTHÈSE QUI DÉRANGE (Partie 2)

Lire la première partie ...

 

«Tant que vous n’avez pas conscience de la loi continue de la mort et de la renaissance, vous n’êtes qu’un vague invité sur une terre obscure» GŒTHE

 

Depuis l’origine des temps non seulement les religions orientales mais aussi les plus penseurs de l’humanité, les courants gnostiques, ont témoigné du fait que notre vie n’était pas une seule. En effet, une sorte de justice immanente qui nous réincarne un peu plus haut ou un peu plus bas implique que nous ayons vécu avant notre propre vie et que nous revenions demain dans une nouvelle existence à l’image de ce que nous fûmes. Ce collier dont chaque vie est une perle finit par aboutir enfin à la vie éternelle sur d’autres plans. Cette croyance qui veut que l’homme avance dans une succession de réincarnations est apaisante face à la brutalité d’une mort unique mais aussi un appel vers la perfection et justifie ainsi l’ascension de l’humanité. Aujourd’hui la gnose scientifique se rapproche de plus en plus des anciennes croyances et le mouvement de la théosophie a su divulguer et se mettre au diapason de notre temps ces thématiques millénaires.

Nous continuons dans cette deuxième partie l’analyse du sujet au travers de l’Islam, des Évangiles, des Druides, des mouvements philosophiques et initiatiques, etc.

 

Dans l’Islam

 

Certaines allusions claires à la réincarnation se trouvent dans le Coran, auxquelles l’Islam orthodoxe attribue cependant une signification différente… On y trouve les versets suivants : «Et vous étiez morts, et Il vous ramena à la vie ; Et Il vous fera mourir, et vous rendra à la vie, et à la fin, Il vous réunira en Lui» (Surate 2.28). L’expression : «Et vous étiez morts» signifie qu’ils avaient vécu avant de mourir. C’est une implication claire dans ce texte. La citation, dans sa totalité, indiquerait donc qu’il s’agit de plus d’une vie et de plus d’une mort.

«Ceux qui doutent de l’immortalité sont morts et ils ne savent pas quand ils renaîtront. Votre Dieu est incomparable et ceux qui n’ont pas la foi dans l’Ultime ont des cœurs pervers et ils veulent se montrer comme de grands hommes» (chapitre 14, Sura Nahel, versets 2-12-8).

«Comme l’herbe des champs, j’ai poussé maintes fois sur les berges des cours d’eau. Depuis cent mille ans, j’ai vécu, œuvré et fait des efforts dans toutes sortes de corps». MANSUR AL-HALLAJ (X° siècle, Prince des Maîtres soufis)

 

 

Dans les évangiles

 

Que peut-on trouver dans les Évangiles qui s’oppose à la doctrine de la réincarnation ? Des personnes irréfléchies peuvent soutenir que les doctrines chrétiennes affirment, que l'âme de l'individu au moment de la transition, passe par une période de suspension de conscience pour attendre le jour du jugement ; lorsque tous nous aurons atteint le royaume spirituel et demeurerons dans la conscience et la présence de Dieu. Elles peuvent également soutenir que cette doctrine s'oppose aux possibilités de renaissance et à la doctrine de réincarnation.

Mais, le fait-elle ? Y a-t-il quelque chose dans la doctrine chrétienne qui s'oppose aux fréquents changements dont parle le Livre de Job ? La véritable doctrine de la réincarnation nous assure, que nous aurons beaucoup d'incarnations sur terre mais, que finalement, après beaucoup d'occasions d'apprendre les leçons de la vie et de compenser pour nos mauvaises actions, nous arriverons au jour du jugement. À ce moment, il sera déterminé si nous sommes devenus purs d'esprit, divins et dignes de demeurer éternellement dans la conscience et à la vue de Dieu.

Chaque nuit, quand nous fermons les yeux pour nous endormir, nous terminons une période de vie qui a été remplie, d'occasions de faire le bien et le mal, et de leçons destinées à nous écarter de nos mauvaises manières de vivre. Chaque éveil est comme une nouvelle naissance à la lumière comme le dit le 28° verset du 33° chapitre du livre de Job. Chaque jour est une nouvelle période d'existence incarnée, pour corriger le mal du jour précédent et nous racheter avant que vienne le jour du jugement. Si nous comparons chaque période d'incarnation sur cette terre à un jour de nos vies, nous voyons que l'ultime et complète suspension de la vie terrestre, précédant l'heure du jugement, n'empêche pas la possibilité d'incarnations dans l'intervalle, et de périodes de préparation en prévision du jour du jugement final.

Parmi beaucoup d'autres choses merveilleuses, trop nombreuses et étendues pour les citer ici, la doctrine de la réincarnation enseigne, que le but de la vie et de ses périodes d'incarnation est de nous permettre de travailler à notre salut. Nous devons nous attendre à effectuer des compensations pour le mal que nous avons commis, jusqu'à ce que, finalement, nous puissions être absorbés dans la conscience de Dieu et y demeurer éternellement.

Est-ce incompatible avec les principes mystiques et spirituels enseignés par Jésus et ses disciples ? Bien que la doctrine de la réincarnation puisse paraître incompatible avec certaines doctrines théologiques, qui furent ajoutées plus tard aux enseignements chrétiens, elle n'est pas incompatible avec ce que Jésus enseigna et révéla.

 

Une citation biblique parmi tant d’autres

 

Après quelques vérifications dans les chapitres et les versets de la Bible, on peut estimer qu’il est question de la réincarnation en maints passages de celle-ci, soit directement, soit indirectement, et Jésus-Lui-même en a parlé en des termes qui ne laissent aucun doute sur la connaissance qu’Il avait de cette doctrine et sur Sa croyance à ce sujet. Et si elle n’est pas développée dans tous les détails, ni expliquée dans la Bible, ce n’est pas une raison pour conclure qu’elle n’était pas répandue à l’époque et qu’elle n’était pas admise par Jésus et Ses disciples.

Il faut admettre franchement que les doctrines chrétiennes actuelles, enseignées par la plupart des églises de cette dénomination, ne permettent pas d’accepter la croyance en la réincarnation, mais elles ne sont pas les doctrines originales de Jésus-Christ. Il n’est pas question ici de critiquer l’opportunité ou la solidité des arguments de ces doctrines. Nous nous bornerons à constater qu’on a inclus, dans quelques passages de la Bible, certaines croyances qui sont maintenant contraires à la réincarnation.

Il n’est pas question dans ce modeste addenda à mon exposé sur la réincarnation de citer toutes les parties de la Bible et du Nouveau Testament qui traitent de manière claire ou voilée de la réincarnation. Je me contenterai de reproduire un passage de l’évangile selon Saint Jean, chapitre IX, du second au quatrième verset, où j’ai relevé un rapport clair avec la réincarnation et la loi du karma. Jésus passant sur le chemin avec ses disciples, rencontre un aveugle de naissance. Les disciples de Jésus pensèrent qu’ils avaient là une occasion d’en apprendre davantage sur la loi du karma et sur les causes des souffrances humaines. Ils attirèrent donc l’attention de Jésus sur l’aveugle et demandèrent : «Maître, est-ce le péché de cet homme ou celui de son père et de sa mère, qui est cause de sa cécité ?». Jésus leur répondit : «Ce n’est point qu’il ait péché ni ceux qui l’ont mis au monde, mais c’est afin que les œuvres de Dieu paraissent en lui».

Vous noterez que les disciples indiquèrent nettement que cet homme était né aveugle et ils se demandaient donc quelle était la cause de sa cécité. S’il était devenu aveugle plus tard dans le courant de sa vie, par accident, blessure, maladie, manque de soins ou par une cause quelconque, le problème ne se serait pas posé. Remarquez bien que les disciples demandaient : si l’aveugle lui-même avait péché,ou bien ses parents. Si les parents avaient péché, il aurait pu en résulter une maladie ou un accident qui aurait causé la cécité de cet homme, dès sa naissance, mais comment cet homme aurait-il pu pécher dès avant sa naissance, pour s’attirer cette punition et naître aveugle ? Ce ne pouvait être que pour avoir péché dans une vie antérieure, qu’il était frappé de cécité, comme conséquence karmique. Aucune autre interprétation ne peut être donnée à cette question posée par les disciples, mais remarquez également qu’ils faisaient cette demande sans la moindre hésitation ni timidité apparente. La question est posée d’une manière tout à fait courante et naturelle, et sa nature même indique que les disciples étaient parfaitement au courant des lois du karma et de la renaissance et savaient aussi que ces lois universelles étaient connues de Jésus.

Il faut aussi noter que, dans sa réponse, Jésus ne s’étonne pas de cette question et que Sa réponse n’est pas une critique des croyances des disciples, de même qu’elle tient compte des pensées qui, dans l’esprit des disciples, les ont poussés à poser cette question ; ce qu’elle impliquait était accepté de Jésus, et Il répondit que ni l’homme lui-même ni ses parents n’avaient péché, mais que cet état lui avait été imposé, afin que Dieu puisse donner une leçon et manifester la force de Sa loi. Il est certain que ce seul incident devrait suffire à montrer que Jésus et Ses disciples connaissaient parfaitement la doctrine de la réincarnation, ou des renaissances du karma, et qu’il n’y avait rien en elle qui fut contraire ou incompatible avec l’enseignement de Jésus. S’il en avait été autrement, Il aurait immédiatement redressé l’erreur de Ses disciples et les aurait blâmés de leur fausse croyance.

 

 

Les druides (extrait Druides et Mages du XXIe siècle. Éditions l'Or du Temps)

 

Les Druides enseignaient la réincarnation. L'accès à GWENWED, homologue du Paradis des Chrétiens, n'était envisageable qu'après la purification de l'âme par les épreuves de la vie terrestre. Cela n'était possible qu'après un minimum de 9 incarnations. Au-delà, le nombre des renaissances sur terre n'était pas déterminé ; il dépendait de la rapidité avec laquelle l'âme-personnalité se débarrassait de ses tares.

Quoique immatérielle, l'âme n'en est pas moins une modalité de l'unique substance, dont toutes les formes sont constituées. Elle est différenciée par son taux de vibrations. Elle peut vivre, sans être emprisonnée, dans la matière organique ; Elle s'incarne pour faire évoluer le champ de conscience de l'âme-personnalité

La réincarnation accepte le postulat que l'âme survit à la décomposition du corps physique. Elle est donc immortelle et éternelle, même si on considère qu'elle est une parcelle divine, incarnée. Si elle perdure après la mort, rien ne s'oppose à ce qu'elle existât avant la naissance. Il le faut bien pour se réincarner.

Les Druides admettaient que l'âme, dont l'imperfection du véhicule où elle avait vécu était trop grande, pour se réincarner dans un corps animal, végétal ou minéral ; c'était, en réalité, une manière de symboliser le purgatoire et l'enfer, ces termes et le symbolisme exprimé ne devant pas être pris à la lettre, car la réincarnation repose sur l'optique d'une marche en avant plus ou moins rapide, mais sans régression.

En Druidisme, l'âme n'est pas une émanation directe de OIW. Elle appartient à la Grande Âme Universelle nommée MENW ou MENWED, laquelle est animée par le souffle divin.

Du fait de sa pérennité post-mortem et pré-naissance, l'âme est l'être réel ; le corps humain, n'étant que temporaire et périssable, est l'être apparent périssable et illusoire. Il n'est qu'un support, un habitacle pour l'âme, le soi réel.

La réincarnation regarde devant, vers le futur, pousse l'âme-personnalité vers plus de perfection, vers de nouvelles expériences ou épreuves. Le souvenir des choses passées n'est plus nécessaire pour les nouveautés devant être affrontées. On les oublie pour ne pas surcharger la mémoire humaine objective ; elles demeurent cependant dans la mémoire de l'âme.

 

La vie post-mortem

 

Trois jours après sa mort, le défunt reprend ses esprits dans une enveloppe identique à celle qu'il a quittée et qui est plus subtile. Il croit avoir les anciennes perceptions matérielles. Pourtant, elles sont d'une autre nature, sans qu'il s'en rende compte.

Toutefois, il rencontre des personnes décédées avant lui, parents, amis et connaissances. Il peut en déduire son propre trépas. D'autre part, s'il porte ses regards vers la Divinité et l'Amour, les Maîtres lui apparaîtront. Si au contraire, il se tourne vers la vie terrestre, il voit les vivants, les biens matériels. L'impossibilité de pouvoir les contacter qu'il éprouve, lui fait comprendre qu'il n'est plus des leurs.

Il vit dans la pénombre, dans un monde d'illusion où rien n'est net, où les formes prennent des aspects terrifiants. Cependant, les âmes suffisamment évoluées sont exemptes de telles visions.

Les morts subissent dans la subtilité de leur corps éthérique des épreuves analogues à celles des vivants. Elles amènent l'âme-personnalité à réfléchir sur les expériences du passé. Après un certain temps, le Jugement Divin intervient, auquel procèdent GWEON et SAMANN. GWEON est bienveillant ; il fait valoir les mérites. SAMANN met en relief les fautes commises, les expériences incomprises. En fait, c'est l'âme-personnalité, elle-même, qui choisit le genre d'existence qu'elle mènera en se réincarnant, ou en GWENWED, si elle est évoluée pour y être admise.

Puis vient le temps où les âmes sont conduites vers l'Ouest, par conséquent, sur les côtes du Finistère. Là, elles s'embarquent pour une contrée mystérieuse, probablement l’Atlantide.

Une fois par an, le défunt pourra reprendre la barque pour revenir vers l'Est, au milieu des siens. Cela a lieu dans la nuit du premier au deux de notre mois de novembre. En prévision d'une telle visite, les vivants, avant de se coucher, préparent un repas et dressent le couvert à l'intention des morts.

Pour l'âme-personnalité destinée à revenir à la vie terrestre, les fantasmes de la terreur recommencent. Le corps éthérique achève sa désintégration. Il s'ensuit une seconde perte de conscience. C'est l'oubli précurseur de la renaissance.

L'âme-personnalité qui passe en GWENWED n'est soumise à aucune frayeur. Elle garde sa pleine conscience. Elle a fait le bon choix, elle est sauvée.

GWENWED signifie : le Monde Blanc. GWENWED est délimité graphiquement, dans la Croix Celtique, par la sphère intérieure la plus petite. Il est le terminus de la chaîne des réincarnations successives. L'homme y retrouve sa personnalité permanente. Il est réintégré, redevenu immortel. Il possède le souvenir de toutes les incarnations qu'il a vécues et le bénéfice de toutes les leçons qu'il a apprises.

C'est là que se trouvent les Maîtres. C'est de là qu'ils partent pour les réincarnations volontaires qu'ils opèrent en vue de servir l'humanité, en aidant les humbles mortels en difficulté par l'apport de l'AWEN ou Inspiration Salvatrice.

Parvenu en GWENWED, le moi n'est plus tenu à se réincarner. Il peut cependant le faire volontairement pour servir sous les auspices d'un Maître. S'il le fait, en aucun cas, il ne rétrogradera en ANWN. Le Celtique rejette l'éventualité d'une chute pareille. L'âme est trop libérée pour que cela lui arrive.

Il sait que tous les hommes ne forment qu'une seule famille, composée de réalisés vivant en GWENWED, de ceux accomplissant leur période terrestre, de ceux qui sont en instance de réincarnation.

Il deviendra lui aussi un Maître. Ses pérégrinations dans la vie incarnée cesseront lorsque toutes les formes en péril dans ANWN auront été sauvées.

 

 

La loi de Karma

 

L'idée de la loi de compensation (l'ancienne doctrine du Karma) qui réclame que le mal commis sur terre soit puni par un retour à une vie de souffrance personnelle, prédomine dans la conception moderne de la réincarnation. De bonnes actions méritent une libération finale des renaissances. Il en découle alors que dans une vie de bonheur et d'illumination, l'âme est libérée de la nécessité de l'existence terrestre. Cette conception implique que ce n'est pas l'âme qui fait le choix de l'existence terrestre, c'est plutôt une loi cosmique immuable qui établit l'attraction entre l'âme et un corps particulier en vue des expériences de la vie dont elle a besoin.

Une autre conception met en avant le cycle du temps dans la renaissance. Elle stipule que le temps combiné de la résidence de l'âme dans le domaine cosmique et sur la terre ne peut pas dépasser une période précise.

 

 

La conception moderne de la réincarnation

 

Dans la version moderne communément acceptée de la réincarnation, l'âme et la personnalité ne font qu'une. Disons simplement que l'âme a une mémoire innée de sa vie passée qui affirme-t-on, peut-être rappelée.

Fondamentalement, la plupart des fervents adeptes de la réincarnation acceptent l'idée que l'âme est une substance, une sorte de segment divin qui est implanté dans le corps. Cette notion implique, en plus, que chaque âme est qualitativement différente bien qu'elle provienne de la même source divine. Philosophiquement et métaphysiquement, ceci semblerait s'opposer à la croyance en l'unité cosmique de toutes les âmes.

Aujourd'hui, l'acceptation courante de la réincarnation doit faire face à plusieurs questions qui la mettent au défi. Pourquoi l'homme est la seule créature vivante à avoir une âme si tous les êtres et les choses ont été divinement créés ? Pourquoi l'homme doit renaître seulement sur terre ? Devons-nous supposer que la connaissance spirituelle ne peut pas être acquise ailleurs dans le vaste Cosmos ? La terre est-elle la seule école où les êtres intelligents puissent apprendre ? Le Divin ne reconnaît-il comme lui étant reliés que les êtres créés sur terre ?

Une variante de ces idées, exposée par certains, affirme que l'âme accomplit des «migrations» d'un monde à un autre dans son cycle de progression ; autrement dit, il y a-t-il une hiérarchie des mondes à travers lesquels l'âme doit s'élever pour parvenir à la perfection ?

Il existe une manière philosophique et mystique d'aborder la réincarnation, et ses principes sont plus rationnels. Ce système, comme celui de l'ancienne croyance Indienne, préconise qu'il y a une force cosmique universelle de l'âme qui a une intelligence innée, pénétrant toutes choses. Cette intelligence est nettement liée à la Force Vitale.

Puisque cette Force Cosmique, ou Force Vitale, est reliée au phénomène de la vie, alors, tous les êtres vivants la possèdent ainsi que son intelligence innée. Par conséquent, les animaux aussi ont potentiellement ce que l'homme réalise comme étant l'âme. Cependant, étant des êtres moins complexes au sens organique, ils n'ont pas la réalisation personnelle de leur double nature. Une telle réalisation doit être acquise par l'évolution. L'homme doit évoluer jusqu'à cet état de conscience où il fait l'expérience de la «qualité de l'âme» qui réside dans tout son être.

Selon cette conception, il n'y a pas d'âmes individuelles séparées. Après la mort, la force de l'âme retourne à son unité universelle. Elle emporte avec elle l'impression du moi, de la personnalité qu'elle a acquise. Celle-ci alors est immortalisée dans l'âme universelle. La force vitale entrant dans un corps avec l'âme qui l'accompagne peut garder la mémoire de sa vie, ceci après sa mort, comme un parfum qui persiste dans une pièce après que la fleur ait été enlevée.

À la différence d'autres croyances en la réincarnation, cette conception métaphysique et mystique n'affirme pas que l'âme peut être, soit corrompue, soit perfectionnée, par l'homme. Elle affirme plutôt que l'âme humaine, étant une infusion de l'âme cosmique universelle, est divine, et qu'il dépasse les possibilités de l'homme de modifier son état. Du fait qu'il n'y a pas de variation de la qualité de l'âme, tous les hommes sont égaux dans l'essence de l'âme.

Il est également expliqué que les différences dans la conduite morale du genre humain sont dues aux différences de réactions des individus à l'essence divine, à la force universelle de l'âme qui est en eux. Donc, c'est la personnalité qui doit être perfectionnée et qui doit évoluer pour refléter et manifester la qualité de la force divine de l'âme affluant à travers le moi physique. C'est à cet égard, figurativement parlant, qu'il existe une différence entre un saint et une personne malveillante. L'âme de chacun d'eux est cosmique et divinement parfaite et exempte des variations de la conduite humaine. Plus l'individu répond à la direction intuitive de cette intelligence divine, plus son être entier devient en accord avec elle.

L'homme peut-il prouver la réincarnation, c'est-à-dire l'établir d'une manière objective et empirique qui soit acceptable pour tous les autres hommes ? On pourrait tout aussi bien demander . « Jusqu'à présent, l'homme a-t-il prouvé l'existence de Dieu d'une manière qui soit objectivement acceptable pour tous les hommes ?» En ce qui concerne de tels sujets, le recours à la perception objective de l'homme est sans efficacité du fait que le phénomène en question transcende les sens récepteurs des hommes. L'expérience mystique de ces phénomènes comporte des impressions de réalité qui sont seulement personnelles à l'individu. Il est difficile de donner de ces phénomènes une description qui soit universellement réalisée et qui soit acceptée par tous les hommes.

C'est pourquoi la réincarnation doit toujours être une vérité relative à l'état de conscience de l'individu. Cependant, l'idée de la réincarnation a tout autant de solidité que tout autre conception ou croyance traditionnelle sur la vie de l'âme après la mort et la continuation de son existence. Il existe aussi des écrits sacrés anciens et vénérés qui soutiennent cette doctrine. La différence de leur origine ou de l'époque à laquelle ils furent écrits ne leur enlève aucune valeur.

La croyance — que nous ne pouvons ni prouver ni réfuter objectivement — est pour nous une alternative de vérité.

 

 

Quelques hommes célèbres

 

«Le génie, c'est l'expérience. Certains semblent croire que c'est un don ou un talent, mais c'est le fruit de la longue expérience de plusieurs vies. Certaines âmes sont plus vieilles que d'autres, et elles en savent plus long». Henry Ford (industriel américain (1863-1947).

 

Nous citons ci-dessous quelques hommes célèbres qui ont abordé la réincarnation dans leurs œuvres :

DANTE, poète italien (1265-1321) — LÉONARD DE VINCI, peintre, sculpteur, architecte, musicien, inventeur, mathématicien, anatomiste (1452-1519) — PARACELSE, médecin et alchimiste suisse, (1493-1541) — GIORDANO BRUNO, philosophe, poète et dramaturge italien (1548-1600) — WILLIAM SHAKESPEARE, poète dramatique anglais (1564-1616). — SPINOZA, philosophe hollandais (1632-1677) — LEIBNIZ, philosophe et savant allemand (1646-1716) — VOLTAIRE, écrivain français (1694-1778) — BENJAMIN FRANKLIN, homme politique, savant et philosophe américain (1706-1790) — DAVID HUME, philosophe écossais (1711-1776) — FRÉDÉRIC LE GRAND, Roi de Prusse (1712-1786) — EMMANUEL KANT, philosophe allemand (1724-1804). — J.W. VON GOETHE, écrivain allemand (1749-1832) — FRIEDRICH VON SCHILLER, poète et dramaturge allemand (1759-1805) — G.W.F. HEGEL, philosophe allemand (1770-1831) — ARTHUR SCHOPENHAUER, philosophe allemand (1788-1860) — NAPOLÉON BONAPARTE, Empereur des Français (1769-1821) — CHARLES FOURRIER, philosophe et économiste français (1772-1837). — PIERRE LEROUX, philosophe, publiciste et homme politique français (1797-1871) — HONORÉ DE BALZAC, écrivain français (1799-1850) — GÉRARD DE NERVAL, poète et écrivain français (1808-1855) — THÉOPHILE GAUTIER, poète et écrivain français (1811-1872) — GUSTAVE FLAUBERT, écrivain français (1821-1880) —ERNEST RENAN, écrivain français (1823-1892) — RALPH WALDO EMERSON, essayiste et philosophe américain (1803-1882) — EDGAR ALLAN POE, poète, conteur et critique américain (1809-1849). — FRANCIS BOWEN, philosophe américain (1811-1890) — CHARLES DICKENS, romancier anglais (1812-1870) — RICHARD WAGNER, compositeur allemand (1813-1883) — SOREN KIERKEGAARD, théologien et penseur danois (1813-1855) — LÉON TOLSTOÏ, romancier, conteur et auteur dramatique russe (1828-1910). — GEORGE BERNARD SHAW, écrivain et dramaturge irlandais (1856-1950) — ARTHUR CONAN DOYLE, romancier et auteur dramatique écossais (1859-1930) — GUSTAV MAHLER, compositeur et chef d’orchestre autrichien (1860-1911) — MAURICE MAETERLINCK, écrivain belge (1862-1949) — DAVID LLOYD GEORGE, homme politique britannique, Premier Ministre (1916-1922), (1863-1945) — RUDYARD KIPLING, romancier et poète anglais (1865-1936) — ALDOUS HUXLEY, poète, journaliste et romancier anglais (1894-1963) — J.D. SALINGER, romancier américain (né en 1919) — NORMAN MAILER, romancier américain (né en 1923) — THOMAS H. HUXLEY, naturaliste anglais (1825-1895). — THOMAS EDISON, inventeur américain (1847-1931) — J.B. RHINE, parapsychologue américain (né en 1895) — JOHN WHEELER, physicien américain (né en 1911) — WILLIAM JAMES, philosophe américain (1842-1910) — SIGMUND FREUD, neurologue et psychiatre autrichien (1856-1939) — CARL G. JUNG, psychologue et psychiatre suisse (1875-1961), etc., etc.

 

 

Études de l’A.M.O.R.C. (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix)

 

L’A.M.O.R.C. est un mouvement philosophique, initiatique et traditionnel mondial, non religieux, non sectaire et apolitique, ouvert aux hommes et femmes sans distinction de race, de religion ou de position sociale. Traditionnellement, ses membres, appelés Rosicruciens, ont exploré les idées sur la réincarnation et les cycles de conscience. Comme beaucoup d'autres mystiques et philosophes mondiaux, ils s'efforcent d'expliquer leurs expériences personnelles au moyen de théories qui donnent une signification à leurs expériences et fournissent un plan de travail pour de plus amples études. Bien que la théorie de la réincarnation soit ouvertement acceptée par la majorité de l'humanité, il n'est pas possible de prouver avec certitude qu'elle est vraie. Même les plus attentives recherches sur un cas donné semblent seulement prouver la possibilité de la réincarnation dans ce cas. La réincarnation en tant que «fait généralement accepté» peut donc dépasser le domaine de la preuve empirique qui serait acceptable à chacun.

Parmi un certain nombre de critiques contre la théorie de la réincarnation, nous relevons les suivantes :

 

Des gens raisonnables ont l'impression qu'eux-mêmes ou d'autres peuvent avoir simplement «construit» ou «imaginé» l'expérience de réincarnation. La plupart des gens n'ont pas confiance en leur moi intérieur avec ses attributs d'imagination créatrice (Mémoire complète plus Intuition). Ceci est dû surtout à la civilisation dans laquelle nous vivons. L'imagination est souvent associée à l'irrationnel et à l'absurde, c'est pourquoi beaucoup de personnes raisonnables répugnent à faire confiance à leur propre imagination créatrice.

Souvent nous n'avons pas de données historiques ou d'autres méthodes scientifiques pour valider l'expérience. De plus, beaucoup de personnes font simplement l'expérience de ce phénomène sans essayer de vérifier les images qui se sont présentées, se refusant ainsi à elles-mêmes l'expérience infiniment plus riche de Savoir.

Des sceptiques ont tendance à accorder peu de foi à cette théorie parce qu'il y a trop de personnes qui prétendent avoir été d'importants personnages comme Cléopâtre ou Alexandre le Grand. On a aussi suggéré que les personnages importants dont les individus normaux par ailleurs faisaient l'expérience pouvaient être dus au fait que ces grandes personnalités étaient inséparables des motifs archétypes sous-jacents qui sont l'héritage commun de tous les êtres humains. À cet égard, la teneur impersonnelle du subconscient de chacun possède le type de Cléopâtre ou d’Alexandre. L'expérience, de ces images archétypes internes, pourrait alors être émise comme une explication de rechange pour les expériences sur les vies passées.

Une critique souvent entendue est que des professionnels bien intentionnés employant la régression dans les vies passées peuvent inconsciemment imprimer leurs propres images dans le subconscient d'une autre personne. Les sujets peuvent aussi réagir à des suggestions subconscientes provenant de l'histoire, des livres, des romans, des spectacles et d'autres aspects de la culture dont ils sont entourés.

Une difficulté majeure pour ceux qui ont l'esprit ouvert à la théorie de la réincarnation est celle de la différenciation des «souvenirs de vies passées» des produits de la clairvoyance et de la rétrocognition (la capacité de retrouver l'information d'un passé lointain, la psychométrie, etc.).

 

En dépit de ces critiques, ceci ne signifie pas, comme beaucoup en on conclu, qu'un individu se voit interdit pour toujours de découvrir par lui-même s'il a ou non vécu auparavant. Bien au contraire. Aujourd'hui il y a un grand intérêt scientifique pour le travail qui est fait dans le domaine de la réincarnation et de la thérapie des vies passées. Les techniques scientifiques employées vont de l'hypnose à la visualisation guidée et à la méditation — ces dernières pratiques depuis longtemps enseignées par les Rosicruciens.

 

 

Recherches en psychologie

 

Une étude entreprise par la psychologue Helen Wambach 1 défie plusieurs critiques contre la théorie de la réincarnation. Elle analysa 800 expériences de vies passées provoquées par hypnotisme chez 230 personnes. Bien qu'elle n'ait pas pu prouver la réincarnation de manière certaine, elle croit qu'il devient de plus en plus difficile de refuser le souvenir des vies passées au fur et à mesure que les données s'accumulent. Des sujets se plaçaient eux-mêmes dans des décors géographiques, historiques, sociologiques appropriés, ce qui est une découverte qui suggère un autre élément que le simple hasard ou la chance dans le travail.

 

Dans un autre aspect de cette recherche, des périodes de temps particulières furent assignées pour voir si les individus auraient tendance à faire des associations évidentes avec des époques célèbres. Une petite minorité seulement, de sujets Américains rapportèrent avoir vécu dans l'Ouest de l'Amérique ou dans les États de la Prairie lorsqu'on leur demanda de remonter vers 1850. La grande majorité des sujets qui se rappelaient leurs vies vers 1700 ne se trouvaient pas alors dans l'Amérique Coloniale et le rappel de la période aux environs de 25 après J.C. ne produisit pas un nombre inhabituel de rapports de vies à Rome ou en Terre Sainte. Wambach conclut que, si les gens rapportaient des histoires qu'ils avaient lues, ce n'étaient pas des histoires courantes de notre culture. Les sujets étaient soit très raffinés et se dirigeaient personnellement sans consultation pour rejoindre des vies nettement dispersées au hasard des périodes historiques, ou bien le rappel du passé pouvait se brancher sur des souvenirs réels du passé.

 

La possibilité de la négation de la rétrocognition et de la clairvoyance, etc. vient du fait que très peu de sujets se retrouvent comme importants socialement. Wambach définissait la «classe supérieure» comme une classe mangeant bien et s'habillant bien (12 %). Ceux qui étaient habiles ou avaient un commerce étaient la «classe moyenne» (20 %). «La classe inférieure» était formée des paysans, des esclaves et des autres durs métiers dans le cadre de leur époque (68 %). Avant 1700, très peu rapportaient avoir vécu dans la classe supérieure (3 à 5 %). Les sujets rapportant avoir vécu des vies humbles vivaient sans prendre conscience ou sans s'intéresser aux affaires des rois et des cours, aux batailles et aux explorations (tels que nous trouvons ces événements dans les livres d'histoire). Les sujets disaient qu'ils savaient peu de choses des systèmes religieux. Ils étaient très sensibles à ce qui touchait leurs familles et leurs cercles immédiats et le grand événement dans leurs communautés était l'apparition d'étrangers. La plupart de ceux qui moururent dans des guerres furent tués dans des escarmouches et par des bandes de brigands, et non pas dans de grandes batailles entre armées. La viande était rare. La plupart des sujets rapportaient avoir mangé des céréales et des fruits étranges. Avant 1500, le mouton était la seule viande mentionnée. Ceux qui rapportaient avoir vécu des vies tribales disaient avoir mangé de petits animaux, pas de gros gibier. Le rapport montrait aussi que 59 % rapportaient être morts de mort naturelle due à la maladie, 21 % ne pouvaient pas être classés ou étaient morts accidentellement, 18 % de mort violente, 2 % par suicide. Les expériences sur la mort avaient tendance à être en corrélation avec de récentes recherches sur des rapports suivant le réveil après la «mort clinique».2

 

La théorie psychiatrique traditionnelle a supposé que les expériences de réincarnation étaient le produit d'esprits dérangés, mais une étude expérimentale dirigée en Finlande a démontré que ce n'est pas nécessairement le cas. Le psychiatre Reima Kampman a ramené les «personnalités passées» évoquées par la régression hypnotique au déploiement d'une «personnalité multiple». Le Dr. Kampman découvrit que les personnes qui étaient capables d'avoir des expériences de vies passées étaient en réalité en meilleure santé que celles qui ne pouvaient pas en avoir. 3

 

À partir d'une équipe de 450 adolescents volontaires auxquels furent attribuées des évaluations psychiatriques et des tests de diffusion d'identité, Kampman fut capable d'induire un profond état hypnotique chez 78 de ces adolescents. 32 d'entre eux, ou 7 % des 450 furent capables de répondre à la suggestion : «Vous remontez» une époque précédent votre naissance. Vous êtes quelqu'un d'autre, «quelque part ailleurs», en donnant les noms, les lieux et la description générale des autres personnalités enfermées dans leurs psychés. Un des sujets de Kampman, une femme de 20 ans révéla 8 personnalités différentes dans un ordre chronologique progressif allant d'une jeune femme qui vécut en Russie durant la Révolution Bolchevique (et qui s'excusait craintivement d'employer le nom pré-révolutionnaire de Pétrograd pour Léningrad) jusqu'à une Lady anglaise du XVIIIe siècle qui donnait les distances en miles plutôt qu'en kilomètres, et à une petite fille nommée Bessina qui disait avoir vécu à Babylone juste avant l'ère chrétienne.

 

Contrairement à ce que la littérature psychiatrique officielle voudrait laisser croire, il ne s'agissait pas d'esprits troublés, au bord de la fragmentation. Comparés à ceux qui n'ont pas eu d'expériences de réincarnation, les individus du groupe de réincarnation, ou à personnalités multiples, ont une plus grande tolérance au stress, une plus grande faculté d'adaptation et un sentiment de culpabilité bien moins grand. La diffusion de l'identité interne (une qualité névrotique définie comme un désaccord entre ce que l'individu sent de lui-même et la matière dont il sent que les autres le perçoivent) fut également plus grande dans le groupe sans réaction. Kampman suggère que dans la situation menaçant l'ego, induite par la requête hypnotique de recherche d'autres personnalités, seul l'individu en bonne santé peut répondre de façon créative et imaginative.

 

La recherche scientifique sur le phénomène de la réincarnation ne se limite pas seulement aux études sur la régression hypnotique. Des techniques de visualisation et de méditation guidée ont aussi été employées efficacement par des psychiatres et des psychologues.

 

 

Conclusion

 

Le point le plus important à rappeler c'est que, au niveau individuel, la réincarnation n'est plus une question de preuve ou de foi, mais d'expériences personnelles qui donnent un sens et une dimension à notre vie présente. Toutes les fois que nous nous tournons délibérément vers l'intérieur avec confiance, nous sommes récompensés par une expérience initiatique. Pour faire l'expérience des vies passées, il est seulement nécessaire d'avoir le courage et la force de se relaxer et de poser à son moi intérieur des questions significatives, puis de permettre à l'imagination (avec son double aspect de mémoire complète et d'intuition) de nous montrer ce que nous sommes réellement.

 

«Les partisans de la réincarnation ne disent pas que c’est parce qu’elles se sont lassées de la contemplation divine, ou parce qu’elles se sont détachées de Dieu, que les âmes retournent sur la terre. Bien au contraire. Ils ne disent pas non plus que ce retour est un châtiment. Ils pensent que la vie sur terre nous est imposée pour que nous puissions progresser et devenir les maîtres de la matière, de laquelle, par sa chute, Adam nous a rendu esclaves. La vie sur terre ne pourrait être prolongée sans inconvénients pendant plus d’une centaines d’années, pour des raisons qu’il n’est pas nécessaire de mentionner ici. Cent années, cependant ne sont pas suffisantes pour gagner la victoire finale, et il était donc nécessaire qu’une plus longue période de temps nous soit accordée, coupée, cependant par des intervalles d’un plus profond sommeil que notre sommeil quotidien. Chacun de ces sommeils est appelé mort. Il est vrai que chaque existence est accompagnée de l’oubli de celles qui l’ont précédée, mais cette perte de mémoire est providentielle et facilite l’évolution. Si nous devions nous souvenir de nos vies précédentes, il nous serait difficile de changer nos plans de vie. Quand finalement, nous nous sommes éveillés un nombre suffisant de fois pour atteindre le but de nos efforts, qui est la spiritualité, nous mourrons pour la dernière fois et ne revenons plus sur terre». PAPUS (Dr. GÉRARD D’ENCAUSSE) 1865-1916

 

 

Philippe LASSIRE

 

 

Voir aussi : Réincarnation sur Wikipédia
 

Commentaires

avatar AMELIE N
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De clics en clics, je suis tombée par hasard sur votre super article (en deux parties) ayant pour titre « Réincarnation, l’hypothèse qui dérange ». Je me suis régalée, chapi-tres après chapitre. Il s’agit d’un vrai travail de bénédictin (défroqué, bien entendu !) Cependant, en fin de lecture, je me suis sentie un peu frustrée ; j’aurais aimé que vous expliquiez également le pourquoi de la réincarnation, bien entendu, selon votre propre vision. On comprend l’effet, mais qu’en est-il de la cause ? Je vous souhaite un très grand succès pour votre blog.
Amélie N.
mercredi 28 janvier 2009, 14:05
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avatar Philippe LASSIRE
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Merci du très sympathique intérêt que vous portez à cet article ainsi que de vos encouragements. Pour essayer de répondre à votre question et selon ma propre conception philosophique, j’imagine qu’il existe, pour l’univers, une âme universelle avec sa conscience infinie. En ce qui concerne la Terre, seul endroit où nous pouvons porter un jugement encore sommaire, l’homme, avec son libre-arbitre, semble posséder en lui une étincelle de l’âme universelle et la conscience y afférent (dite spirituelle, donc immortelle). En parallèle, il paraît développer deux autres niveaux de conscience : psychique et subjective/objective. Pour le reste de l’univers, il nous faudra attendre probablement quelques millénaires pour pouvoir comparer les similitudes de la création universelle. Si l’homme, le terrien, disparaissait, il me semble que cela n’affecterait en rien, ou si peu, le fonctionnement de l’univers. Des systèmes solaires et des galaxies disparaissent, d’autres naissent depuis la nuit des temps (pléonasme, car à ce stade, il n’y a ni nuit ni temps). Probablement que la vie apparaît et disparaît dans l’univers quand les conditions idéales se manifestent. Quant à la pensée, si elle nous est accordée, c’est qu’elle fait partie des éléments de la construction. Inconsciemment, quelquefois un peu conscient, nous participons au Grand Œuvre, mais il faudra attendre bien des éons avant que notre conscience subjective/objective puisse faire un bilan universel.
Je conçois donc l’âme humaine comme une étincelle de l’âme universelle du Tout (Dieu). Elle semblerait avoir pour mission, ici-bas, la spiritualisation de la matière et l’acquisition de sa propre personnalisation. Cette mission paraît impossible dans le laps de temps d’une vie humaine terrestre. Aussi faut-il envisager qu’elle puisse le faire en plusieurs vies ou incarnations. Une étincelle, vierge de toute expérience, de l’âme universelle part pour le grand voyage, d’innombrables vibrations secondes au départ, elle finit au niveau des vibrations de la matière. Puis progressivement, elle passe du minéral au végétal, puis à l’animal et enfin à l’homme, ou de nombreuses incarnations l’attendent. Riche de toutes ces expériences, elle rejoindra enfin l’âme universelle où elle participera, consciente, à l’évolution de l’univers physique et spirituel.
Bien à vous et merci encore de vos appréciations et de votre question.
mercredi 28 janvier 2009, 15:30
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avatar Armelle Barguillet Hauteloire
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À propos de réincarnation, l'église chrétienne est très claire à cet égard : il nous suffit de savoir qui nous sommes sans qu'il soit nécessaire de savoir ce que nous avons été pour accomplir notre mission sur cette terre.
On sait que cette doctrine est venue de l'Orient et ne constitue aucun dogme chrétien, sinon de l'ordre de l'hérésie, puisque le Christ, qui constitue le socle de cette église a dit, au moment de mourir, au bon larron : tout à l'heure tu seras avec moi auprès de mon Père.

La réincarnation est d'autant moins dans l'esprit chrétien que celui-ci se référencie de l'amour et non de l'intelligence. Or l'être le plus humble est capable d'amour. La doctrine de la réincarnation sous-entend que tous les hommes ne sont pas égaux mais doivent passer par des stades, une sorte d'initiation progressive pour parvenir au stade ultime où ils seront en mesure d'accéder au royaume éternel.
C'est ainsi que les Intouchables en Inde sont considérés comme des êtres inférieurs, des sous-hommes ou des hommes du premier échelon. Rien de cela dans les Évangiles qui considèrent que tous les hommes sont frères, semblables et proches. Aimez-vous les uns les autres et tels que vous êtes...
Quant à la résurrection, elle n'est envisagée qu'à la fin des Temps, cela reste assez obscur. Seul le Christ a ressuscité d'entre les morts pour signifier que la mort n'était un passage. Pour l'homme, il ne s'agit encore que de...rédemption.
jeudi 26 mars 2009, 15:53
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avatar Philippe LASSIRE
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Ma Chère Armelle, Il y a quelques années, j’étais alors le gérant directeur de mon propre cabinet international d’audit et de conseil, PHILIPPE LASSIRE CONSULTANTS, spécialisé en audit et conseil des systèmes d’information et informatique, ainsi qu’en intelligence économique. Souvent je travaillais jusqu’à trois heures du matin, pour me relever à sept heures. Une nuit, j’ai eu un arrêt cardiaque de plusieurs secondes, et pendant ce laps de temps j’ai eu la surprise de constater que j’étais hors de mon corps car je le voyais affalé sur le micro avec toute l’apparence de la mort. Puis ma vie a défilé dans ma conscience, avec en final, le désir très fort de prendre une voie lumineuse. Alors, j’ai pensé à ma famille, aux ennuis qu’il auraient financièrement et j’ai alors immédiatement réintégré mon corps. Ce n’est qu’un résumé, car mon cas en lui-même est très peu intéressant et banal, car maintenant averti, je rencontre de temps à autres des personnes notamment cardiaques qui ont eu une expérience quasi similaire et qui n’osent pas en parler ouvertement de peur d’être pris pour des fous.
Cependant, cette expérience m’a incité à expérimenter une sorte de méditation, voire autohypnose en projetant ma conscience vers l’embryon que j’étais dans ma mère puis remontant sans arrêt dans le temps. Je dois avoir une imagination débordante, car j’ai eu conscience de plusieurs personnages qui était un Moi sous différents personnages. Ceux-ci, totalement inconnus de ma conscience objective et de l’histoire connue des hommes. Par exemple, dans une séquence, j’étais un jeune soldat romain de 18 ans environ qui a agoni pendant trois jours dans une partie désertique de l’Égypte. Alors que penser ?
jeudi 26 mars 2009, 16:22
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avatar paulkatinis@hotmail.com
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La réincarnation explique tout mais tout explique la réincarnation.
Mozart, l'archétype du surdoué en est une preuve véritable.
« Je crois en DIEU, BEETHOVEN ET MOZART en sont les preuves vivantes. » Disait si justement RICHARD WAGNER.

Aujourd'hui, la réincarnation apparait aussi comme un PHÉNOMENE DE SOCIÉTÉ EN EUROPE. Le magazine L’EXPRESS a traité récemment ce sujet.
Il se trouve que c'est LA PREMIÈRE FOIS dans l'histoire de l'humanité que toutes les religions, mais aussi toutes les traditions spirituelles ATTENDENT SOUS DES NOMS DIFFÉRENTS LE MÊME ET UNIQUE MESSIE.

La seule et unique possibilité de PAIX UNIVERSELLE ne pourra se faire que des lors que l'humanité SAURA ENFIN que le Fondateur de toutes les religions, mais aussi de tous les grands empires, est en réalité LA MÊME ET UNIQUE PERSONNE (qui s'est donc réincarnée).

SITES A VISITER :
http://perso.nnx.com/ianaywon
http://www.myspace.com/ianaywon

LIVRES À ÉTUDIER :
MITTERRAND LE GRAND INITIÉ par NICOLAS BONNAL éditions Albin Michel.
Cet ouvrage démontre comment FRANCOIS MITTERRAND, RÉINCARNATION DU PHARAON SÉTI IER ŒUVRAIT SECRÈTEMENT POUR LE MESSIE ATTENDU PAR PRÈS DE 7 MILLIARDS DE GENS (toutes religions confondues)
Voir alors les photos de la momie de SÉTI IER pour comprendre mieux cela.
http://sethy1.free.fr
RESSEMBLANCE A 100% ENTRE SÉTI IER ET FRANCOIS MITTERRAND.
dimanche 15 novembre 2009, 09:16
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