GLANDES ENDOCRINES ET CENTRES D’ÉNERGIE PSYCHIQUE (ÇAKRAS - CHAKRAS)
Nombreux sont ceux qui cherchent l’apaisement et rêvent d’une unité harmonieuse tant physique que psychique. Hélas l’esprit, prisonnier de ses schémas, résiste contre ce qui pourrait le sauver. Apprendre à connaître l’existence et le fonctionnement de ses glandes endocrines et de ses centres d’énergie psychique (çakras) est une des nombreuses possibilités pour commencer à améliorer le fonctionnement de tout son être.
«.Il est dur de quitter les voies familières et présentes pour retourner aux anciennes, car les apparences sont délicieuses et l’invisible est incroyable.» Hermès Trismégiste.
1 INTRODUCTION
Les orientaux ont développé au cours des millénaires un esprit d’introspection et leur prérogative fut le pouvoir d’approfondir leur nature invisible et d’en percer les subtils secrets. Des siècles de régime strictement végétarien et d’ascétisme mystique leur ont donné un tempérament léthargique les prédisposant à la méditation et à la contemplation. Il n’est donc pas étonnant que notre frère oriental ait appris bien des choses que nous ignorons encore sur les fonctions de la contrepartie spirituelle de l’homme physique.
L’occidental, quant à lui, agit moins par la méditation que par l’action et la réflexion. Son mental dynamique, voire turbulent, lui permet une approche de la connaissance plus rationnelle, ce qui contribua au développement de la science moderne.
L’occidental est surtout un créateur de civilisation, alors que son frère oriental fut surtout un créateur de religion. Chaque demi-sphère du globe (dans le sens des pôles), de polarité positive ou négative, apprit les leçons nécessaires à son épanouissement et développa les qualités de son expression humaine respective. D’une manière générale, les qualités, que chacune développa, peuvent être ainsi décrites.: l’Oriental devint un ascète souvent extrémiste dans sa pratique religieuse et l’Occidental, s’étant épris d’une science sans conscience, devint une machine sans âme et prostitua ses découvertes à des intérêts personnels.
Si religion et science vécurent heureuses et unies dans la lointaine Antiquité, il en est tout autrement de nos jours. Un réel effort est nécessaire afin que notre petite pierre vienne s’unir aux efforts des gens de bonne volonté et qu’ensemble nous construisions une magnifique pyramide offrant, comme au temps jadis, son mysticisme scientifique et sa science religieuse, car jamais l’un a vécu sans l’autre. L’homme est matière et esprit.; cette vérité donna naissance à la science et à la religion. On conçoit donc l’absurdité de supposer un seul instant que le corps puisse survivre sans la présence permanente de l’esprit ou, en d’autres termes que la science puisse s’élever sans conscience.
Ainsi notre effort, aussi modeste soit-il, est d’unir à nouveau ce que les hommes ont voulu séparer (selon la Tradition.: réunir ce qui est épars).: l’âme et son mécanisme. Nous reconnaissons cependant qu’un dessein sous-jacent avait peut-être prévu ce déroulement et que de cette façon un aspect positif ait germé et porté ses fruits. Ainsi, le rationalisme occidental a certainement contribué à éviter les excès d’un mysticisme fanatique, superstitieux, voire fantaisiste, et la contemplation orientale, même dans ses excès, a permis de démontrer de façon expérimentale la puissance de la volonté sur le corps et également de faciliter une étude approfondie de l’ontologie grâce au développement et à l’application de facultés psychiques et spirituelles comme moyens d’étude et d’introspection. Comme nous pouvons le constater, l’Orient s’attache (ou réagit) aux causes et aux forces (l’esprit), alors que l’Occident centre surtout son intérêt sur le monde phénoménal, celui des effets et des formes (les corps). Les Maîtres de Sagesse orientaux et occidentaux, sachant cela, ont donc mis au point des systèmes religieux, mystiques et initiatiques conformes aux capacités de chacune de ces ethnies afin de permettre un épanouissement intérieur de l’homme et surtout d’éviter les risques nombreux dus à certaines techniques psychiques et physiques qui, si elles s’avèrent utiles pour certains, peuvent rester inefficaces, voire dangereuses, pour d’autres.
Il serait intéressant à synthétiser en un tout harmonieux le visible et l’invisible, afin de mettre à la portée de l’auditoire un condensé permettant une approche simplifiée se rapportant à cette branche de la Yoga connue en Inde soue le nom de Laya Yoga, ou de Yoga des centres. Malheureusement ce n’est pas en une dizaine de pages que l’on peut le faire, et nous n’avons aucunement l’intention d’enseigner ou de conseiller une technique ou une méthode quelconque, étant donné que chacun doit être à même de découvrir sa propre école traditionnelle, celle qui répond le mieux à ses aspirations du moment. Du Laya Yoga, nous ne garderons donc que l’étude particulière sur les centres psychiques ou chakras, du moins un en détail.
Bien des étudiants avancés sur le sentier mystique ont mis l’accent sur le fait que l’homme véritable n’est pas l’ensemble de ses corps denses ou subtils, mais qu’il est avant tout un «.Soi Divin.» faisant partie intégrante d’un grand Tout, je dirai même d’un Absolu. De nombreux initiés ont traité de ce Soi Divin avec éloquence et connaissance.; cependant, moins nombreux sont les chercheurs qui ont approfondi le corps éthérique, corps unissant le corps physique au Soi Divin, permettant à ce dernier d’influencer et de transmettre son dessein à la forme terrestre afin que l’intention divine puisse finalement s’exprimer sur la terre à travers une personnalité rendue parfaite et s’exprimant en puissance, en amour et en sagesse.
Les Maîtres de la connaissance insistent particulièrement sur le fait que ce corps éthérique ou vital est le responsable de nombreuses maladies et que sa reconnaissance par la science permettrait un progrès spectaculaire dans le domaine de la médecine. L’étude du corps éthérique est restée longtemps le domaine réservé de l’élite des clairvoyants initiés, je parle bien entendu des véritables initiés dont la vision débouche sur un autre plan de conscience que celui des voyants tout justes capables de percevoir les fantasmagories de l’astral inférieur, refuge des fantaisies, des désirs inassouvis, des mirages. De ce fait, peu nombreux sont les étudiants capables de savoir que tel ou tel centre psychique de leur corps éthérique est hyper-actif ou au contraire hypo-actif.
Par conséquent, je ne prétends pas, dans le cadre de cet exposé limité, apporter un enseignement, mais éventuellement aider chacun de vous à déceler et à définir son propre sentier spirituel. Cela dit, je prends comme point de départ la grande loi cosmique qui veut que le corps physique soit l’exacte reproduction de son archétype vital. Ce corps est constitué d’un ensemble de fils d’énergie très finement entrecroisés. Lorsque plusieurs de ces filaments d’énergie se croisent au même endroit, cela crée un centre radiant de force concentrée que nous appelons un centre psychique et que les Orientaux nomment Çakra (roue) ou Padma (lotus) en raison du fait que, perçu par clairvoyance, un centre, s’il est inactif, ressemble à une simple roue, et s’il est actif, prend l’apparence d’une fleur de lotus épanouie et irradiante constituée de plusieurs pétales de différentes couleurs, celles-ci n’étant que les manifestations des taux de fréquence vibratoire de l’énergie des pétales du centre. Les occultistes et les mystiques des anciennes traditions acceptent l’idée que l’homme est né lumière et qu’au cours du temps cette lumière s’est un peu voilée à mesure que l’homme a développé des corps de moins en moins subtils, jusqu’à devenir l’homme terrestre que nous sommes maintenant. Cependant ce corps est entièrement construit sur le moule du corps vital, ses nerfs sont la reproduction des filaments d’énergie du corps vital. De même, chaque centre psychique s’est au cours du temps extériorisé physiquement sous la forme d’une glande endocrine (c’est-à-dire à sécrétion interne). Bien entendu, l’étude des glandes et la parfaite compréhension de leurs différentes fonctions ne permettront jamais de remplacer la connaissance acquise par la vision intérieure, mais il reste possible, en approfondissant la nature de nos pensées, en déterminant quelles sont nos qualités et nos vices, nos tendances les plus secrètes, nos traits de caractères, nos idéaux, de définir, par la connaissance des qualités des glandes elles-mêmes, lesquelles sont à développer ou au contraire à régulariser. Bien entendu cette recherche n’est pas toujours facile car un vice ou une qualité sont souvent déterminés par l’interaction de plusieurs glandes. Il convient donc de faire soi-même l’étude nécessaire, l’auteur ne suggérant que quelques pistes.
Nous allons prendre un exemple très simple. Une personne hyper-active dans la vie quotidienne, toujours énervée, ne tenant jamais en place, très émotive de surcroît, mais ayant une bonne santé et une bonne ossature ainsi qu’une vitalité intellectuelle, pourra présumer avec un bon pourcentage de chance qu’elle appartient à la catégorie des hyper-thyroïdiens (il existe bien d’autres signes que chacun pourra découvrir). Dans un tel cas, il faut étudier et méditer sur le centre correspondant ou plutôt sur les qualités de sa nature (et non pas sur le centre lui-même) puis essayer de conformer sa vie et ses pensées au dessein du centre, qui ici sera le centre laryngé, afin de les harmoniser avec lui. Ainsi, en changeant la nature de nos pensées, nous pouvons remédier aux problèmes psychologiques et physiques, tant il est vrai que l’énergie suit la pensée ou, comme l’affirment les mystiques, que la pensée est créatrice. Nos pensées quotidiennes, surtout lorsqu’elles s’expriment avec une grande proportion de libre-arbitre ou, en d’autres termes, lorsque notre conscience objective agit par sa propre volonté, affectent, selon l’intensité de nos émotions, les centres psychiques majeurs, les inhibant ou les stimulant. Nous savons que ce sont ces centres de force qui envoient certaines énergies qualifiées dans toutes les parties du corps par l’intermédiaire des systèmes nerveux, systèmes importants puisqu’ils vont eux-mêmes agir et conditionner tout le système endocrinien. Les glandes endocrines, si elles sont inactives, occasionneront des tares génétiques importantes ou au contraire des facultés extraordinaires.; par exemple un crétin, auquel on administre de la thyroxine, pourra redevenir normal. Les glandes agissant les unes sur les autres déterminent donc chez l’individu son tempérament, son caractère et sa personnalité, ainsi que ses facultés tant physiques que spirituelles, le courant sanguin étant porteur, via les hormones, de forces et d’énergies à prédominance constructive, ou au contraire destructive. Bien entendu, il ne d’agit pas de croire qu’il existe de bonnes ou mauvaises glandes, car toutes sont d’égale importance, mais les bons effets résulteront de glandes parfaitement actives et les mauvais de glandes inactives.
Dans ce cade limité, notre étude essaiera de porter spécialement sur le triple instrument de l’âme, c’est-à-dire.:
- Les sept centres majeurs de force, système qui, vu sous l’angle circulatoire, est gouverné par la Lune.
- Les trois systèmes nerveux, le cérébro-spinal, le sympathique et le périphérique que l’on dit régis par la Vénus.
- Le système endocrinien qui est l’extériorisation la plus dense des deux systèmes précédents et qui est gouverné par Saturne.
En ce qui concerne le nombre des centres importants, les Orientaux et les théosophes mentionnent sept centres d’importance majeure.: coccygien, sacré, solaire, cardiaque, laryngé, frontal et coronal. L’école Shingon japonaise omet le centre sacré et donne le centre des épaules et les deux centres situés sur chaque genou. D’autres écoles unissent en un tout la pinéale et la pituitaire. Toutes ces théories sont bonnes, mais procèdent simplement de techniques différentes.
Il semble en définitive qu’il y ait douze centres psychiques.: les sept majeurs déjà cités, plus le centre éthérique de la rate (différent du centre sacré), une partie spirituelle à l’intérieur du cœur physique, les parathyroïdes comptant pour deux, et l’alta-major. Les autres centres mentionnés dans les écrits orientaux sont à mettre dans la catégorie des centres moyens ou mineurs.
2 LA CRÉATION
«.Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu..» Saint-Jean I, 1
Pour comprendre la nature de l’homme et de ses centres spirituels, il est indispensable que nous émettions quelques idées simples concernant les forces qui entrent en action dans le processus de la création planétaire. Cela nous permettra de saisir plus aisément la nature de ces mêmes forces entrant dans la composition de l’entité humaine. Cette petite mise au point abordera uniquement la manifestation archétypale triadique de Dieu et de l’homme, trinité que l’on trouve à la base de toute religion ou tradition. Cela nous permettra aussi de saisir l’importance de l’aspect triadique. On gardera également à l’esprit que l’énergie primordiale (Akasha ou Noùs) est double en nature mais triple en manifestation, et qu’une fois différenciée en ondes multiples (prana) dans l’univers visible, elle agit par un système harmonique, selon un grand clavier cosmique de quatre-vingts octaves commençant par deux vibrations à la seconde, et finissant à la dernière octave par des trillions de vibrations à la seconde.
Les octaves constituent non seulement un ensemble de notes, mais aussi un ensemble de manifestations. C’est ainsi que les dix premières octaves produisent les sensations du toucher, de l’ouïe, des manifestations qui peuvent être senties et même vues. Les octaves suivantes (sont assimilées, à ces hautes vibrations, nos centres psychiques) donnent d’autres manifestations, et ainsi de suite, d’un bout à l’autre des quatre-vingts octaves du clavier cosmique.
Akasha et Prana
Avant d’aborder l’aspect triadique de Dieu à l’intérieur de sa manifestation, l’homme, il serait bon de faire une petite mise au point sur la différence entre l’énergie de l’Akasha et celle du Prana qui sont la substance de nos centres psychiques.
Lorsque le mouvement dynamique est entré en action, les formes visibles des univers ont commencé à vibrer et à se transformer. Cette diversité peut être considérée comme une modification de Prana que ces transformations soient d’ordre physique (nerfs, sang, respir) ou psychiques (conscience, mémoire, etc.).
La forme matérielle ou enveloppe de matière du corps dense n’est pas, selon les adeptes de la sagesse, un principe, puisqu’elle est conditionnée mais ne conditionne pas. Elle n’est en fait qu’un instrument passif, d’autres états supérieurs, et est entièrement soutenue et galvanisée par les forces vitales du Prana (Noùs). D’autre part, c’est la conscience (renfermant potentiellement le dessein de l’Intelligence Divine) qui pénètre les fonctions du Prana et détermine la forme que prendront les manifestations corporelles.
Cependant, si la force vitale du Prana animateur est partout dans l’atome le plus petit et dans l’espace infini, il n’est pas l’étincelle divine de l’Esprit pur dont chaque Âme-Personnalité est en possession et qui au demeurant, reste le véritable archétype divin à la perfection duquel tout organisme simple ou complexe tend.
Ces notions préliminaires étaient essentielles afin de comprendre que les centres psychiques ou chakras (roues) sont de la nature de l’Akasha tandis que les courants d’énergie, qui les traversent et les vivifient, représentent la force du Prana.
La Corde d’Argent
Nous avons vu que Dieu se manifeste de façon triadique. Nous observons un grand nombre de triades dans l’homme tant physique que psychique. La première expression de la Trinité Divine dont nous allons parler est, pour notre exposé, l’une des plus importantes puisqu’elle se situe au niveau du corps vital dans lequel se trouvent les centres psychiques ou çakras.
Une corde d’argent relie le corps vital ou pranique (positif) au corps terrestre (négatif). Lorsque cette corde se rompt, la mort apparaît et le corps terrestre privé de son principe vital se désagrège. Les Orientaux nomment ce fil éthérique le Sutratma. Ce cordon relie le plan le plus élevé de la divinité au plan le plus bas du règne inférieur en passant par l’Âme-Personnalité aux niveaux supérieurs de la pensée et de l’intelligence. La corde d’argent est quelquefois appelée le sentier car c’est elle qui nous unit au divin.: elle est ancrée dans l’homme dans trois parties importantes.:
• Le premier point, celui du Père, est situé aux alentours de la glande pinéale appelée dans la Tradition le trône de Dieu. Ce premier point manifeste l’aspect volonté.
• Le second point se trouve dans le cœur et représente le Fils symbolisé par la grotte de la nativité. Le cœur représente le centre de l’amour.
• Le troisième point, appelé symboliquement «.la Mère du Monde.», se trouve dans le centre le plus bas situé à la base de l’épine dorsale. Il constitue la source de l’activité de la forme de la matière.
Nous trouvons une seconde trinité dans les trois qualités divines que l’initié doit exprimer parfaitement, la volonté, l’amour et l’activité, et dont les organes sont des moyens d’expression.:
• L’aspect volonté se manifeste au moyen des organes de respiration. Il trouve une autre expression dans la faculté de dormir (l’équivalent du grand sommeil cosmique ou réintégration finale).
• L’aspect amour se manifeste à travers le cœur, le système circulatoire et le système nerveux. Cet aspect commande le corps éthérique et sa faculté d’assimiler la vitalité opérant à la fois par le sang (force vitale du Noüs ou Prana) et les nerfs (force psychique).
• L’aspect activité se manifeste à travers les organes d’assimilation et d’élimination.
Un autre aspect triadique de l’homme se trouve au niveau de son véhicule physique.:
• La nature de l’Esprit ou expression du Père se manifeste par le système nerveux qui anime tout l’homme physique et agit par lui.
• La nature de l’Âme ou expression du Fils se manifeste grâce aux vaisseaux sanguins et au système circulatoire qui, comme le sang, pénètre toutes les parties du corps.
• La nature physique ou expression du Saint-Esprit se manifeste par la peau et la structure osseuse.
3. — APPARITION DES CENTRES
«.Les apparences des dix sphères sorties du néant sont comme un éclair de lumière qui serait sans fin. Le Verbe de Dieu circule en elles.; sortant et rentrant sans cesse, semblable à un tourbillon, elles exécutent à l’instant la parole divine, et s’inclinent humblement devant le trône de l’Éternel..» Sepher Yezirah.
Les livres anciens de l’antique sagesse ont toujours affirmé que la totalité de la voûte des cieux était une vaste sphère tournant lentement, entraînant dans sa course éternelle les constellations et les univers. D’après toutes les traditions, la matière est apparue à partir des roues ou centres cosmiques de force, autour desquels la matière cosmique primordiale se consolide après son passage à travers les dix sphères de la matérialisation. Cette matière devient sphéroïde et finit par se transformer en une planète. Dans la Kabbale, les orbes célestes qui participent à la création du monde sont représentés par les Auphanim, les anges des sphères dont ils sont l’âme animatrice. Le prophète Ezekiel parle de cet ordre de puissance qui correspond également à Chokmah (Sagesse), la première émanation de l’arbre des Sephiroth qui considère que le monde fut créé à partir du grand vide cosmique sous la forme de six émanations ou puissances spirituelles émanées de Dieu le Père (Kether, Couronne), et cela sous forme de sphères allant de l’énergie la plus spirituelle au monde le plus dense (Malkut le royaume terrestre).
Les planètes ou plutôt les forces qui les animent sont donc en parfaite relation avec nos propres sphères (Chakras).; ceux-ci ont leur correspondance dans l’espace et tout particulièrement dans cette force qui soumet les nébuleuses au mouvement rotatoire et tourbillonnant afin qu’elles deviennent au cours des âges des planètes visibles et vivables. Ainsi de la sphère cosmique la plus parfaite à l’atome le plus petit, tout naît sous la forme la plus parfaite qui nous soit connue.: le cercle. En reprenant l’arcane d’Hermès.: tout ce qui est en haut est comme ce qui est bas, nous pouvons immédiatement deviner que les sphères de l’espace sont d’une nature similaire au çakras de notre corps psychique ou vital, et que la formation de ces derniers dut immanquablement suivre un processus similaire de développement.
Éveil des centres
C’est par l’observation du développement des centres psychiques de l’homme que de nombreux symboles naturels furent créés, qu’il s’agisse du cercle ou de la croix. Voici comment les centres peuvent être imaginés en période d’éveil depuis le début de leur création jusqu’au moment de leur activité parfaite.:
• Le chakra apparaît dans les premiers stades de l’évolution humaine sous la forme d’un cercle ayant une dépression en forme de soucoupe ou le feu brûle sans aucune intensité. Le çakra tourne très lentement, presque imperceptiblement. Ce stade correspond à la période lémurienne.
• Le chakra apparaît ensuite avec en son centre un point de feu brûlant avec plus d’intensité. Le centre de la dépression a une rotation plus rapide. Cela correspond à la période où l’homme commence tout juste à penser, c’est-à-dire à la fin de la période lémurienne.
• Le çakra possède maintenant un point de lumière central très lumineux grâce au mouvement rotatoire qui en intensifie l’éclat jusqu’à ce qu’il commence à projeter les rayons de ses feux dans deux directions. On dit alors que le clairvoyant perçoit la flamme qui divise le tourbillon, la voit jaillir dans un perpétuel mouvement de va-et-vient. C’est ce stade qu’avait atteint l’humanité atlante.
• Le chakra est maintenant très actif et le feu s’irradie par quatre flammes le faisant ressembler à une croix. Le mouvement giratoire touche la périphérie et le centre du çakra.; cela indique que l’homme instinctif est devenu un brillant penseur. Il reste cependant peu touché par le spirituel. Ce stade d’éveil correspond à notre ère actuelle.
• Le chakra est ensuite normalement actif. Il est, nous dit-on, quadri-dimensionnel.; la croix tourne autour de son axe central en projetant des flammes de tous côtés et ressemble ainsi à un magnifique svastika. Ce stade d’activité correspond à la période qui inclut l’état de disciple en probation jusqu’à l’état d’initié avancé. Lorsque la plus haute initiation est prise, les centres apparaissent comme des globes de feu radiants dont les rayons finiront par s’unir en un feu qui consume tout.
Ceci, bien entendu, ne concerne que l’éveil d’un seul centre. Il existe cependant dans l’individu une progression de centre en centre s’organisant au cours de son évolution afin qu’il soit rendu conforme au dessein sous-jacent de l’âme.
Dans un premier temps, c’est le centre coccygien qui est très actif.; il vivifie les organes de génération et produit physiquement les glandes surrénales.: l’aspect vie prédomine. Ensuite, le feu s’élève dans le centre solaire qui devient alors le but de toute la personnalité. Puis le feu s’élève vers le centre cardiaque et les trois centres mentionnés tournent à l’unisson selon un rythme ordonné. Dans un quatrième temps, le feu s’élève vers la gorge et toute l’activité créatrice de l’homme se trouve idéalisée et spiritualisée. Le son de sa voix devient le «.Verbe.» sous sa forme d’instructeur au service du monde.; cela dénote l’apparition du troisième œil. Dans le stade final, les feux sont appliqués aux sept centres de la tête ainsi qu’à leur éveil complet.; à ce moment seulement le feu matériel de Kundalini peut être éveillé et élevé. Il n’existe pas de méthode générale indiquant comment stimuler les centres psychiques d’une façon intense et particulière, car cela est purement INDIVIDUEL.
4 — CENTRES PSYCHIQUES ET GLANDES ENDOCRINES
Les centres psychiques sont les parties réelles et causales qui, au cours du temps, ont extériorisé les glandes physiques. La seule étude d’une glande endocrine et de ses effets sur le comportement psychologique n’est toutefois pas suffisante pour déterminer avec précision si le centre psychique correspondant est actif ou non. Cependant, une observation attentive de son caractère, de ses aptitudes et de ses défauts, nous indiquera les points forts et points faibles de notre personnalité, et par là même ceux de la ou des glandes correspondantes qui en sont responsables — sans oublier que notre mécanisme glandulaire est lui-même le résultat de notre conscience et des leçons qu’il nous faut apprendre — et nous permettra un réalignement des tendances de notre personnalité.



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