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L’ESPRIT, FORCE UNIVERSELLE DES ANCIENS

altDepuis l’Antiquité, moult initiés ont imaginé que la matière, sous toutes ses formes (organique ou inorganique), doit son existence à une énergie universelle qu’ils désignèrent sous le nom «d’Esprit». Notamment, on rapporte qu’Anaxagore (-500 à -428 avant J.C.) est le premier de tous les philosophes Grecs qui ait donné au public un système de philosophie. Il a admis pour premier principe l’Infini et une Intelligence pour arranger la matière et en composer tous les êtres qui sont dans le monde. Il appela cette intelligence «Esprit». Il ne croyait pas que cet Esprit eût fait la matière de rien, mais seulement qu’Il l’avait arrangée.

Au commencement, dit-il toutes choses étaient mêlées ensemble et ont toujours demeuré dans cette confusion, jusqu’à ce qu’une Intelligence les ait séparées et ait disposé chaque chose dans l’ordre que nous voyons. Ovide a très bien exprimé ce sentiment au commencement de ses métamorphoses.

 

En hommage à Jean Charron, célèbre astrophysicien auteur de «L’Esprit cet inconnu», et de bien d’autres livres, je reprends un extrait de sa pensée comme fil directeur de mon exposé.

«Alors que la physique est sans doute la plus apte à éclairer les problèmes métaphysiques, les physiciens pour leur part, refusent depuis près de trois siècles de voir la Métaphysique pénétrer dans leur langage et leur champ d’expérience ; comme si ces problèmes étaient indignes de la connaissance «scientifique» ; ou encore, comme si les questions qui forment les thèmes de la Métaphysique n’étaient pas, finalement, celles auxquelles l’Homme souhaite le plus avidement obtenir des éléments de réponse… On peut d’abord se demander si les thèmes principaux de la Métaphysique ont quelque rapport avec les problèmes étudiés en Physique. La Connaissance, l’existence du monde extérieur, la substance et la forme, le problème de la vie et de la mort, l’âme et le corps, le problème de Dieu, tous ces objets d’investigation traditionnels de la Métaphysique à cette question sera affirmative ou non suivant qu’on acceptera ou non de considérer l’analyse de l’Esprit comme un objet d’étude de la physique. Le problème de la nature et des mécanismes de l’Esprit est en effet, sans nul doute, le problème central de toute la Métaphysique, celui dont dérivent tous les autres objets de réflexion (la Connaissance, de la vie, la mort, la Matière, Dieu…). La Physique et la Métaphysique forment donc deux disciplines complémentaires en charge d’accroître notre connaissance de l’Univers si, et seulement si, Matière et Esprit sont inséparables dans les méthodes de recherche et les langages de ces deux branches de la Connaissance.

Or, comment pourrait-on raisonnablement refuser à la Physique d’accomplir des progrès au moyen d’une analyse non pas de la seule Matière, mais encore de l’Esprit ? Dès que les investigations des physiciens se tournent vers le plus petit ou encore vers notre Univers dans son ensemble, alors le mot de Saint Augustin devient aujourd’hui plus vrai : «Le monde est tel qu’il nous apparaît fait de choses qui ne nous apparaissent point». Et Teilhard de Chardin remarquait également que «parvenus à l’extrême de leurs analyses, les physiciens ne savent plus trop si la structure qu’ils atteignent est l’essence de la Matière qu’ils étudient ou bien le reflet de leur propre pensée»… Comment dans ce cas, ne pas reconnaître comme une évidence actuelle que l’Esprit est en fait partie intégrante du domaine d’investigation de la Physique, au même titre que la Matière, puisqu’il n’y a pas de description possible de la Matière qui ne fasse intervenir, au premier plan, les mécanismes structurels de notre propre esprit ? ».

JEAN CHARON.

 

 

0 — INTRODUCTION.

 

Anaxagore pensait qu’il n’y avait aucun vide dans la nature ; que tout était plein et que chaque corps, quelque petit qu’il fût, était divisible à l’infini, de sorte qu’un agent qui serait assez subtil pour diviser suffisamment le pied d’un ciron (acarien) pourrait en tirer des parties pour couvrir entièrement cent mille millions de cieux, sans qu’il pût jamais épuiser les parties qui resteraient à diviser, vu qu’il en resterait toujours une infinité. Il croyait que chaque corps était composé de petites particules homogènes ; que le sang, par exemple, se formait de petites particules de sang, les eaux de petites particules d’eau, et ainsi des autres choses. C’était cette similitude de parties qu’il nommait «hoœomeria». Il disait qu’à la vérité, il n’y avait point de corps dans le monde qui fut entièrement composé des parties homogènes ; que dans l’herbe, par exemple, il y avait de la chair, du sang, des os et des nerfs, puisque nous voyons que les animaux s’en nourrissent ; mais que chaque corps prenait son nom de la matière qui dominait dans sa composition. Par exemple, afin que certain corps fût appelé du bois ou de l’herbe, il suffisait qu’il fût composé d’un bien plus grand nombre de petites particules de bois ou d’herbe, que toute autre chose ; et que les petites particules de bois ou d’herbe fussent arrangées en grand nombre vers la surface de ce corps».

On a attribué au philosophe grec Démocrite (460 avant J.C. environ) la conclusion que si un morceau de matière devait être continuellement divisé, on atteindrait finalement un point où aucune division ne serait possible Démocrite appelait ce point d’indivisibilité «l’atome».

Les philosophes anciens et modernes, de Démocrite et Anaxagore à Bertrand Russel, ont tous médité sur la structure de la matière. De quoi se compose la matière ? Certains ont appelé l’atome l’unité de base de construction, d’autres : la particule élémentaire, d’autres : l’électron, les vibrations, et d’autres encore l’énergie ou esprit.

Je vous propose donc en quelques pages, un modeste et très imparfait résumé sur les quelques réflexions que j’ai acquises dans le domaine de l’Esprit. Il me faudra encore de nombreux mois, voire des années, de recherches diverses pour que je puisse me faire une synthèse plus adaptée sur l’Esprit, la Force Vitale et l’Âme. Dans le cadre de cet exposé, je définirais l’Âme comme une énergie cosmique qui est indépendante du monde matériel et qui possède des fonctions et des attributs que l’on ne trouve pas dans la matière non vivante. D’autre part, elle est étroitement liée à une autre énergie, la Force Vitale qui lui sert en quelque sorte de support tout le temps où elle est incarnée dans le corps. L’Esprit étant à la base du monde matériel qui, par définition, est limité et transitoire, on lui assigne une polarité à prédominance négative. Par opposition, on attribue à l’Âme une polarité à prédominance positive, car elle est de nature spirituelle, c’est-à-dire illimitée et éternelle. Chez l’homme, c’est la fusion de ces deux énergies, différentes mais complémentaires qui, lorsqu’elles sont réunies, expriment la dualité que nous retrouvons chez tous les êtres vivants. Au moment de la naissance, cette fusion rend possible l’incarnation de l’Âme dans le corps.

 

 

1 — RÉFLEXION SOMMAIRE SUR L’ESPRIT ET SES MANIFESTATIONS

 

Au cours des siècles de l’histoire humaine un certain nombre de penseurs et philosophes ont considéré que toutes les formes de matière, vivantes ou non doivent leur existence à une énergie universelle que j’appelle ici Esprit, en hommage aux philosophes qui ont attribué cette définition. Encore aujourd’hui, la plupart des scientifiques connaissent très mal la nature de cette énergie, car leurs recherches sont presque systématiquement orientées sur les manifestations de cette énergie plutôt que sur son essence. C’est ainsi qu’ils distinguent quatre grandes forces en action dans la matière : la cohésion, l’adhésion, l’attraction et la répulsion, alors qu’il paraît certain que ces quatre forces ne sont que des manifestations différentes d’une seule énergie, en l’occurrence l’Esprit. L’erreur commise par la plupart des scientifiques vient du fait qu’ils prennent trop souvent les effets pour les causes, car ils ne comprennent pas que la multiplicité apparente des choses terrestres à son origine dans une Unité Cosmique intangible, invisible et infinie. Puisque l’Esprit est l’énergie qui est à la base de toutes les formes de matière, cela signifie que tout ce qui existe sur le plan terrestre, que ce soit du sable, de la pierre, du bois, du verre ou toute autre substance matérielle doit son existence à une seule essence universelle. Il en résulte que la différence que nous percevons entre les choses se situe uniquement dans leur expression, c’est-à-dire leur aspect extérieur, car elles sont imprégnées de la même énergie. En fait, ce qui varie d’un objet à l’autre, c’est la manière dont sont combinés les éléments qui les composent, et c’est cette variation de combinaisons qui est responsable des manifestations multiples que nous pouvons voir, entendre, toucher, sentir et goûter au moyen de nos facultés sensorielles. Précisons que ces éléments n’ont rien à voir avec le sens qui est généralement attribué à ce mot. Autrement dit, ils ne désignent pas la terre, l’eau, et le feu, car ces quatre principes ne sont eux-mêmes que des effets majeurs de l’Esprit. Lorsque j’emploie le mot «élément» en relation avec la composition de la matière, c’est pour définir les particules qui composent les substances matérielles en l’occurrence les atomes.

L’Esprit étant une énergie universelle, il s’ensuit qu’il imprègne continuellement l’espace (faute d’un autre mot, car c’est aussi l’Esprit en s’irradiant perpétuellement qui crée de fait l’espace). Cela signifie qu’il est toujours prêt à se condenser sous une forme ou sous une autre et à remplir sa fonction au service de la matière. D’autre part, il ne peut être détruit, car toute énergie, quel qu’en soit le type, est indestructible. Il est cependant possible d’agir sur l’Esprit et de modifier la manière dont il se manifeste. À titre d’exemple, on peut briser un vase. Cependant, même dans ce cas, l’énergie qui le composait n’est pas détruite. En le brisant, nous modifions uniquement la combinaison des éléments qui, sous l’action des forces (cohésion, adhésion, attraction et répulsion), lui donnaient son aspect extérieur. Le même principe s’applique à toutes les substances matérielles qui constituent notre corps et notre environnement terrestre, car il est indéniable qu’elles peuvent se modifier ou disparaître dans les apparences, il est impossible de détruire l’essence qui les imprégnait. D’un point de vue mystique, cela suppose que les atomes qui composent la matière sont immortels. En effet, tous sont des particules de l’Esprit. Je rappelle les points suivants :

• Adhésion = interaction faible —> boson. Elle est au cœur des réactions de fusion qui, à l’intérieur des supernovae, donnent naissance aux noyaux lourds — oxygène, carbone ou fer — indispensables à la vie.

• Attraction = gravitation —> graviton. Son étude plus approfondie permettra à terme de réconcilier mécanique quantique et Relativité générale.

• Cohésion = interaction forte —> gluon. Elle est à l’origine du monde, elle est cent fois plus forte que sa sœur électromagnétique et cent mille fois plus que son aînée faible.

• Répulsion = électromagnétisme —> photon. Elle a le rôle primordial et associée à la gravitation, elle façonne l’univers, de la taille des planètes à la nôtre.

 

«De ces quatre forces gouvernant l’univers, la physique n’en fera probablement bientôt plus qu’une seule "annonce Science et Avenir d’octobre 2001 page 84." La physique fusionne avec la métaphysique. Quatre forces et quatre constantes fondamentales. Pourquoi quatre au fond ? Patience. Dans quelques années, la question perdra son sens, car si la physique continue son œuvre unificatrice, de ces quatre forces, elle ne fera plus qu’une. Comme elle a su, au XIX° siècle, réunir l’électricité et le magnétisme dans le formalisme de l’électromagnétisme, elle réussira certainement à tout unifier en un seul modèle… » Par exemple, les particules ne sont plus ponctuelles, ni mêmes fondamentales ; elles deviennent toutes de minuscules cordes vibrantes dont la fréquence engendre la diversité des électrons, des quarks et autres particules élémentaires.

 

 

1.1. — LES VIBRATIONS DE L’ESPRIT.

 

À ce stade, vous avez déjà compris, que l’Esprit peut être considéré comme une énergie vibratoire, c’est-à-dire une énergie composée de vibrations. Les physiciens d’aujourd’hui définissent une vibration comme une propagation d’ondes définies par :

• Une période en secondes : temps écoulé avant qu’elle ne retrouve la même position.

• Une fréquence en hertz ou nombre des ondes qu’elle génère par seconde. Elle est obtenue par la formule : Fréquence = 1 : période (F = 1 /T).

• Une longueur (en angstroem) : distance séparant deux de ses ondes consécutives. Elle correspond en fait à l’espace parcouru par la vibration pendant une période et s’obtient par la formule : longueur d’onde = vitesse de la lumière : fréquence (L = C/F).

• Une amplitude (en microns, millimètres, centimètre, décimètres, mètres) : hauteur de chacune de ses ondes. D’un point de vue physique, cette hauteur équivaut à l’éloignement maximum qui la sépare de son état d’équilibre.

Pour illustrer schématiquement les caractéristiques de la propagation d’un mouvement ondulatoire, je vous suggère de penser à ce qui se produit lorsqu’on jette une pierre dans l’eau. En effet, dès qu’elle touche la surface de l’eau, il se produit des ondulations, qui, depuis le point d’impact, se propagent en décrivant des cercles concentriques. Dans ce cas particulier, la fréquence de cette propagation est le nombre d’ondulations qui atteignent le rivage en une seconde. Sa longueur d’onde équivaut à la distance qui sépare deux ondulations successives. Quant à son amplitude, elle correspond à la hauteur de chaque ondulation. Lorsque l’on considère le mouvement ondulatoire produit par une pierre qui a été lancée sur un plan d’eau, il facile de comprendre que plus les ondulations sont éloignées du point d’impact, moins elles sont nombreuses, rapprochées et hautes, au point même qu’elles finissent par disparaître. À l’occasion, je vous suggère d’effectuer vous-même l’expérience au bord d’une quelconque étendue d’eau importante. Vous constaterez alors que plus on s’éloigne de la source qui a généré les ondulations, moins la fréquence et l’amplitude de ces ondulations sont élevées, mais plus leur longueur d’onde est grande. Vous remarquerez également que, quelles que soient cette fréquence, cette longueur d’onde et cette amplitude, les ondulations ne provoquent pas un déplacement de l’eau. Pour avoir la certitude, il suffit d’observer le mouvement qu’elles infligent à un bouchon de liège : celui-ci oscille de haut en bas mais ne change pas de place.

Dans une très large mesure, les remarques précédentes s’appliquent aux vibrations de l’Esprit. En effet, celles-ci sont générées depuis un Centre énergétique situé dans l’univers et se propagent à travers l’Océan cosmique. D’une manière générale, on peut dire que plus elles sont éloignées de ce centre de propagation, moins leur fréquence et leur amplitude sont élevées. Il faut noter à ce stade que l’espace-temps de l’Esprit n’est pas le même que celui que nous connaissons dans ce monde fini. Le point permanent d’émission du Centre énergique n’est pas dans notre espace, ni dans notre temps, ni dans nos dimensions. On pourrait éventuellement l’imaginer de la grosseur d’une tête d’épingle et universellement présent puisque nous sommes dans une dimension dite irradiante. En résumé, les vibrations de l’Esprit peuvent atteindre des milliards par seconde, être si rapprochées qu’aucun appareil scientifique ne peut les distinguer, et s’amplifier sur des distances considérables. De plus, leur propagation n’est pas plane, mais couvre les trois dimensions de l’espace, leur fréquence constituant la quatrième. De plus, bien que cela ne soit pas encore prouvé sur le plan scientifique, certaines d’entre elles ont des vitesses de propagation qui dépassent celle de la lumière, laquelle est d’environ 300 000 kilomètres par seconde. Au-delà de cette vitesse, les savants considèrent que tout phénomène vibratoire sort de notre cadre spatio-temporel et échappe à l’interprétation objective de l’homme. On peut même supposer que quiconque parviendrait à se déplacer à une vitesse supérieure à celle de la lumière dépasserait les limites du temps et ferait l’expérience de l’éternité, c’est-à-dire d’une fusion entre le passé, le présent et l’avenir.

 

 

1.2. — LES CLAVIERS DE L’ESPRIT.

 

Nous connaissons tous le mot «clavier», mais contrairement à l’interprétation courante de ce mot, il ne se rapporte pas uniquement aux notes de musicales dont on peut jouer sur un piano, mais pour désigner les diverses manifestations vibratoires auxquelles l’Esprit donne naissance au fur et à mesure de sa descente dans la matière.

 

Vibrations par seconde :

Innombrables
Énergie de l’Esprit
1024 Rayons cosmiques
1019 à 1924 Rayons gamma
1016 à 1019 Rayons X
1014 à 1016 Ultraviolets
1014 Couleurs visibles
1012 à 1014 Infrarouges
1011 à 1012 Chaleur
108 à 1011 Micro-ondes
104 à 108 Ondes radio
104 Ultrasons
101 à 104 Ondes sonores (7 notes de la gamme)
101 Odeurs
101 Saveurs
101 Infrasons
101 Matière
La Terre

 

En se reportant à ci-dessus, on peut constater que cette énergie, dans sa descente dans la matière, génère successivement un clavier de rayons cosmiques, un clavier de rayons gamma, un clavier de rayons X, etc. Comme vous pouvez le constater ci-dessus la fréquence vibratoire moyenne varie énormément d’un clavier à l’autre. Pour prendre deux exemples extrêmes, celle des rayons cosmiques et de l’ordre de plusieurs milliards de milliards de vibrations par seconde, alors que celle qui correspond à la matière se limite à quelques vibrations par seconde. Quant à celle qui est propre à l’essence même de l’esprit, il est actuellement impossible de la définir. Cependant, tous s’interpénètrent et chacun d’eux est une extension du précédent, ce qui explique pourquoi il existe une correspondance précise entre eux. Les grands problèmes auxquels nous sommes confrontés résultent uniquement du fait que les vibrations qui les constituent ne possèdent pas la même fréquence. Ceci étant, tous doivent leur existence à cette énergie identique à elle-même en essence : l’Esprit. Pour étayer rapidement par exemple simple ce que je viens d’affirmer, je prendrais le cas d’une boule en acier que l’on fait tourner à une vitesse de plus en plus grande. Au fur et à mesure de l’augmentation de la vitesse, on modifie le rythme de ses vibrations et l’on provoque une transmutation de sa structure matérielle. Étant donné que c’est l’Esprit que l’on trouve à la base de cette transmutation, les effets obtenus suivent nécessairement l’ordre ascendant des claviers que j’ai mentionné ci-dessus. L’expérience est très significative, car elle confirme le fait qu’il n’existe aucune frontière, ni même aucun vide, entre les claviers de l’Esprit. En analogie, ils sont comme les différents paliers d’un même escalier. Autrement dit, ils se situent à des niveaux de plus en plus élevés, mais font partie d’un même ensemble. C’est pourquoi il est impossible de comprendre parfaitement la nature de ces claviers si on les étudie séparément. Or pendant très longtemps, la science a eu tendance à cloisonner ses recherches et à différencier les domaines qu’elle étudiait. C’est ce cloisonnement et cette différenciation qui ont été à l’origine de la spécialisation des scientifiques et qui ont fait que les astronomes, les atomistes, les physiciens, les astrophysiciens, les électroniciens, les électriciens, les chimistes, les biologistes, les zoologistes, etc. auront travaillé chacun de leur côté durant de nombreuses décennies. Depuis quelques années, nous devons reconnaître qu’un grand effort de réunification a été entrepris et que les recherches interdisciplinaires se multiplient. Ces savants d’avant-garde ont pris conscience, avec encore beaucoup de discrétion, que les phénomènes qu’ils étudient ne seraient, en réalité, que des manifestations diverses d’une seule et même énergie.

 

 

1.3. — LA DOUBLE POLARITÉ DES VIBRATIONS.

 

Quel que soit le clavier concerné, les vibrations de l’Esprit présentent une particularité qui n’est pas encore pleinement admise par une grande partie de la science officielle : leur double polarité. En effet, depuis des siècles, certains enseignements de la Tradition stipulent qu’il existe des vibrations positives et des vibrations négatives, insistant sur le fait que la dualité est une loi fondamentale de la Création. Il semblerait que ce fut Pythagore qui se soit intéressé le plus à la manière dont cette loi s’applique dans la matière. Étant convaincu qu’il existait nécessairement deux sortes de vibrations, il utilisa la science des nombres pour démontrer ses convictions. À cet effet, il utilisa les vertus numériques du nombre 9 et fit de ce nombre la clé permettant d’établir leur polarité. Pour déterminer si une vibration était paire ou impaire, il prenait sa fréquence vibratoire et lui soustrayait le plus grand multiple de 9 qu’elle contenait. Lorsque la différence obtenue était un nombre pair, il en déduisait que la vibration correspondante était positive. Lorsque cette différence était impaire, il considérait qu’elle était négative. Par exemple, prenons une vibration dont la fréquence vibratoire est de 372. le plus grand multiple de 9 contenu dans ce nombre est 369 (41x9). Si nous soustrayons 369 à 372, nous obtenons 3 qui est impair. On en déduit que la vibration ayant une fréquence de 372 est négative. Pythagore utilisait également une méthode encore plus simple qui est simplement à faire la réduction théosophique de la fréquence vibratoire concernée. Si cette réduction donne un nombre pair, la vibration correspondante est positive et dans le cas contraire elle est négative. En réduction théosophique, 372 = 3 + 7 + 2 = 12 = 1 + 2 = 3. Ainsi, nous obtenons à nouveau le nombre 3 qui, étant impair, confère une polarité négative à la vibration dont la fréquence est de 372. Comme vous pouvez le constater, la connaissance que possédaient les philosophes de l’Antiquité était vraiment remarquable. À cet égard, de nombreuses lois que les scientifiques ont découvertes à notre époque ne constituent en fait que des redécouvertes, car elles étaient déjà connues des mystiques du passé. Naturellement, ces mystiques n’avaient pas toujours les moyens techniques de prouver leurs théories, mais l’héritage culturel et spirituel qu’ils nous ont transmis à travers les siècles reste à jamais la base de notre savoir actuel. En cela, nous devons leur être reconnaissant et poursuivre avec sagesse l’œuvre qu’ils ont entreprise jadis pour servir l’humanité et la délivrer de l’ignorance.

 

 

1.4. — L’UNION DES VIBRATIONS.

 

Étant donné que chacun des claviers de l’esprit est une combinaison de vibrations positives et négatives, il se produit des rencontres entre ces vibrations. Autrement dit, tout phénomène vibratoire est en lui-même un champ d’union entre des vibrations positives et d’autres vibrations positives, entre des vibrations négatives et d’autres vibrations négatives, entre des vibrations positives et des vibrations négatives, et inversement. Que résulte-t-il de telles rencontres ? Tout simplement des vibrations qui, selon les cas, sont positives ou négatives. En exemple simple, imaginons la rencontre de deux vibrations ayant respectivement pour fréquence 790 et 942. dans ce cas, la vibration résultante aura une fréquence égale à demi-somme de ces deux fréquence, soit (790 +942) : 2 = 1732 : 2 = 866. En réduction théosophique, 866 = 8 + 6 + 6 = 20 = 2 + 0 = 2. Ainsi, nous constatons que la rencontre d’une vibration de fréquence 790 (négative) avec une vibration de fréquence 942 (positive) produit une vibration de fréquence 866 (positive). D’un point de vue mystique aussi bien que scientifique, on peut conclure, que tout rythme vibratoire doit être considéré en fonction de ce vers quoi il tend et non en fonction de ce qu’il est à un moment précis. Il n’existe donc pas de règles absolues pour définir la polarité d’une vibration résultante. Autrement dit, l’union d’une vibration positive et d’une vibration négative peut, selon les cas, engendrer une vibration positive ou négative. La rencontre de deux vibrations positives peut engendrer une vibration qui peut être aussi bien négative que positive. Il en est de même pour la vibration qui résulte de deux vibrations négatives. Ainsi, la polarité d’une vibration résultante ne dépend pas des polarités respectives des deux vibrations qui lui ont donné naissance mais de la demi-somme de leur fréquence. À cet égard, nous ne retrouvons pas la loi mathématique qui s’applique aux nombres relatifs, où nous constatons que le produit de deux nombres relatifs négatifs ou de deux relatifs positifs donne toujours un relatif positif, et ou le produit d’un relatif négatif et d’un relatif négatif et d’un relatif positif, ou inversement, donne toujours un relatif négatif (- x - = + ; + x + = + ; - x + = - ; + x - = -).

 

 

1.5. — LE CYCLE DE NEUF.

 

Il peut arriver qu’une vibration initiale ou résultante ait une fréquence dont la réduction théosophique donne une fréquence de 0 ou 9. Tel est le cas, par exemple, d’une vibration qui vibre à raison de 216 par seconde (216 = 2 + 1 + 6 = 9). Bien que le nombre neuf soit impair, la vibration correspondante n’est pas négative mais neutre. En effet, Pythagore et, d’une manière générale, tous les Maîtres de la Tradition, considéraient que le nombre 9 était celui de la neutralité ou, plus exactement, celui qui marque la fin d’un cycle et le début d’un autre dans la manifestation des phénomènes vibratoires. Nous retrouvons d’ailleurs cette caractéristique en numérologie et en numération, car ce nombre est toujours associé au nombre 0 dans les réductions arithmétiques. S’il en est ainsi, c’est précisément parce qu’il ne change pas le total obtenu dans ces réductions. À titre d’exemple, 6 + 9 = 15 = 1 + 5 = 6 = 6 + 0, ce qui prouve que 9 joue en numérologie et en numération le même rôle que le nombre 0. Cette loi s’applique sous une autre forme dans les multiplications, car la réduction du produit du nombre par 9 donne toujours 9. Exemple : 3 x 9 = 27 = 2 + 7 = 9. le 9 doit être considéré comme le nombre de la périodicité idéale d’un rythme vibratoire. Cela signifie que les vibrations n’ont pas des périodes qui couvrent tous les nombres depuis 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12,… jusqu’à l’infini, mais des périodes successives comprises chacune entre 0 et 9. Ainsi, tous les claviers de l’Esprit, depuis les rayons cosmiques jusqu’aux manifestations de la matière, sont composés de combinaisons de vibrations positives et négatives, paires et impaires, dont la fréquence est basée sur la périodicité cyclique exprimée par le nombre 9. Je viens de dire que tous les claviers de l’Esprit sont une combinaison de vibrations positives et de vibrations négatives. La question est de savoir pourquoi ces claviers se différencient les uns des autres. Autrement dit, qu’est-ce qui fait que les vibrations sonores se distinguent des vibrations lumineuses, lesquelles se démarquent des rayons X, etc. J’ai déjà répondu en partie à cette question ; car j’ai expliqué que cette différenciation est due au fait que les vibrations de l’Esprit se propagent sous la forme d’ondes qui varient en fréquence en longueur et en amplitude. La différence existant entre les claviers s’explique aussi par le fait que la proportion entre les vibrations paires et impaires qui les composent n’est pas la même. À ce sujet, je peux dire, même si cela n’a pas encore été démontré scientifiquement, que plus nous nous élevons dans les manifestations de l’Esprit, et plus la proportion de vibrations positives est grande. Cela signifie que c’est dans la matière elle-même que les vibrations négatives sont en plus grand nombre.

 

 

1.6. — LE POSITIF ET LE NÉGATIF.

 

Mes propos précédents m’oblige à faire une petite mise au point. Il est bien entendu ici que les polarités négatives ont autant d’importance que les positives. À cet égard, le qualitatif «négatif» ne doit, aucun cas, être assimilé à «mauvais», «nuisible», «nocif», «dangereux», etc. Ici, j’exprime la notion de polarité, c’est-à-dire en tant que qualité vibratoire indispensable à la manifestation parfaite d’un phénomène. Cela nous ramène naturellement à la loi du triangle qui énonce que rien ne peut se manifester sur le plan matériel ou spirituel s’il n’y a pas une union parfaite entre deux éléments ou deux conditions de nature opposée ou complémentaire. Par exemple, le courant électrique, tel que nous l’utilisons couramment, est produit par l’union d’un flux positif et d’un flux négatif. Si le second fait défaut, il ne peut y avoir d’électricité. De même, aucun phénomène vibratoire ne pourrait exister en l’absence de vibrations négatives. La polarité négative d’un phénomène peut être comparée à sa forme manifestée et sa polarité positive à son potentiel de manifestation. Pour prendre une analogie, la qualité négative d’un verre d’eau est représentée par le verre lui-même, c’est-à-dire par le contenant. Quant à sa polarité positive, elle correspond à l’eau, c’est-à-dire au contenu. Or, il est bien évident que si l’on peut boire l’eau contenue dans un verre, c’est précisément parce que ce verre la maintient dans un certain volume. Ainsi, vous voyez que tout en étant de qualité négative, son utilité est indéniable. Cette analogie très simple vous montre bien les termes «négatif» et «positif» sont relatifs et qu’ils désignent uniquement les deux aspects complémentaires d’une manifestation parfaite et utile. Ainsi, chaque clavier de l’Esprit doit son existence à une complémentarité parfaitement rythmée entre les vibrations positives et les vibrations négatives que le composent. C’est évidemment par les vibrations de l’esprit que l’homme peut prendre connaissance de son environnement terrestre. Ces vibrations sont donc loin de se limiter à celles qui vibrent au cour même de la matière car, parmi les claviers vibratoires que j’ai déjà mentionné, il en existe beaucoup qui transcendent les phénomènes que nous pouvons percevoir au moyen des cinq sens. En fait, il n’y a guère que les vibrations responsables de nos impressions tactiles, gustatives, olfactives, auditives et visuelles qui affectent directement notre conscience objective et donnent lieu à des images mentales compréhensibles pour nous. Les autres nous parviennent de la même manière, mais la plupart du temps, ne causent aucun stimulus sur nos processus mentaux. S’il en est ainsi, c’est parce que leur fréquence vibratoire est trop élevée pour donner lieu à une impression objective. Ceci étant, il est tout à fait possible d’en avoir connaissance, mais uniquement en faisant appel à notre conscience psychique. Cela signifie que plus on s’élève dans les claviers de l’Esprit, plus il faut faire appel aux facultés de l’Âme elle-même pour en percevoir les vibrations. Cela est particulièrement vrai pour les rayons cosmiques qui, en raison même de leur nature vibratoire, ne peuvent être appréhendés qu’en s’harmonisant avec le plan spirituel.

Après avoir quelque peu abordé les lois générales qui régissent les vibrations de l’Esprit, je vous propose d’examiner maintenant la nature intrinsèque de ces vibrations. Autrement dit, il importe à présent de définir exactement ce qu’elles sont en essence. Lorsque l’on se réfère aux postulats que les physiciens ont établis dans ce domaine, on constate qu’il existe deux grands courants de pensée, chacun ayant une conception différente de ce que sont les vibrations. La première des deux théories est connue sous le nom de «théorie ondulatoire». Par opposition, la seconde peut être appelée théorie «propagatoire».

 

 

1.7. — LES PARTICULES SUBATOMIQUES.

 

En premier lieu, je dois préciser que la grande majorité des savants s’accordent à penser que les vibrations qui imprègnent l’univers sont constituées de trois grandes catégories de particules subatomiques : les électrons, les protons, et les neutrons. Naturellement, il en existe d’autres (les bosons, les fermions, les mésons, les neutrinos, les photons, les quarks, les baryons, les hypérons, etc.), mais les théories qui les concernent sont encore beaucoup trop fragiles pour qu’on en fasse un objet d’étude. De plus, elles ne constituent généralement que des émanations ou des subdivisions des trois grandes catégories que je viens de citer. Ainsi on peut considérer que toutes vibrations sont corpusculaires, car il n’y a qu’à la source même de l’Esprit qu’elles sont une énergie à l’état pur. Ceci étant, les électrons, les protons et les neutrons qui les composent ne vibrent pas tous à la même fréquence. De plus, ils ne se combinent pas de la même manière d’un clavier à l’autre. C’est précisément pourquoi les rayons cosmiques diffèrent des rayons gamma, lesquels diffèrent eux-mêmes des rayons X, etc. Cependant, fondamentalement, toutes les particules subatomiques correspondent à la même classification scientifique.

Ce n’est donc pas sur la nature même des vibrations que les savants sont en désaccord car, comme je viens de l’expliquer, la plupart d’entre eux considèrent qu’elles sont composées des mêmes particules de base et, à ce titre, qu’elles sont corpusculaires. Les divergences de leurs points de vue se situent plutôt dans le mouvement qu’ils prêtent à ces particules. Ainsi, les partisans de la théorie ondulatoire considèrent qu’elles ne se déplacent pas. Autrement dit, ils pensent que les électrons, les protons et les neutrons ne suivent pas le déplacement des ondes inhérentes à chaque vibration. À cet égard, ils appliquent à tout phénomène vibratoire les caractéristiques des ondulations se produisant à la surface de l’eau lorsqu’on y jette une pierre. Selon plusieurs écoles de pensée, de telles ondulations ne créent pas un déplacement de l’eau elle-même, mais simplement un mouvement de bas en haut. De même, d’après la théorie ondulatoire, ce sont les vibrations qui se propagent dans l’espace, et non les particules subatomiques qui les composent. Celles-ci se limiteraient à se mouvoir sur des distances infinitésimales et autour d’un point d’équilibre. Les défenseurs de la théorie «propagatoire» soutiennent au contraire que toute vibration est un faisceau vibratoire à l’intérieur duquel se déplacent des électrons, des protons et des neutrons. Ils vont même jusqu’à dire que c’est ce déplacement qui, en lui-même, constitue ce que nous appelons «vibration». pour eux, l’espace n’est pas véritablement un océan vibratoire, mais plutôt un immense champ électromagnétique formé d’un nombre infini de particules subatomiques, lesquelles se meuvent à des vitesses vertigineuses et selon des trajectoires déterminées par leur structure et leur polarité. Dans de nombreux aspects, cette théorie est plus matérialiste que la première, car elle fait de l’univers un tout désordonné ou règne un chaos permanent. Cependant, certaines de ses assertions méritent une certaine considération.

À propos des vibrations, il faut savoir également que les sages de la Grèce antique enseignaient que l’univers était imprégné d’une Essence Divine qu’ils désignaient sous le nom «d’Éther», mot grec dont la signification littérale est «Feu Divin». par ailleurs, ils pensaient que cet Éther était composé d’une infinité de particules qui, sous l’effet d’un mouvement perpétuel, étaient maintenues en vibration. Ils étaient convaincus que ces particules, qu’ils appelaient «éons» imprégnaient non seulement l’espace, mais également la matière elle-même. Cependant, ils faisaient une distinction entre la forme qu’elle prenaient dans les substances matérielles et la manière dont elles se manifestaient dans le vide apparent qui les sépare. Pour être précis, je dirais que les philosophes grecs, en particulier Thalès, Pythagore, Héraclite, Démocrite et Anaxagore, pensaient que les éons qui imprégnaient l’espace vibraient sans se propager, alors que ceux qui composaient la matière étaient soumis à des déplacements constants et d’une rapidité extrême. Dans le premier cas, ils suivaient un mouvement ondulatoire, dans le second, ils étaient soumis à un mouvement propagatoire.

 

 

1.8. — LES ÉONS.

 

Plusieurs siècles avant l’ère chrétienne, les mouvements ondulatoire et propagatoire des particules subatomiques étaient connus des Grecs, lesquels, d’après certains textes, avaient reçu cette connaissance d’Égypte. Cependant, ils n’opposaient pas ces deux mouvements vibratoires car, tout en les distinguant, ils savaient que le premier correspondait à la manifestation des éons hors de la matière et le second à la manière dont ils se manifestaient à l’intérieur des corps matériels. À cet égard, ils n’étaient pas divisés en deux courants de pensée, ce qui est le cas des savants actuels. Pour ma part, je me sens en harmonie avec les Grecs, et je fais également la distinction entre la manière dont les vibrations de l’Esprit se manifestent dans et hors de la matière. Dans le premier cas, je considère que les particules subatomiques qui composent ces vibrations sont soumises à des déplacements constants. Dans le second, elles ne se déplacent pas et suivent simplement les oscillations produites par les ondes successives.

Pour les Grecs de l’Antiquité, les éons ne correspondaient pas uniquement aux particules dont l’espace est imprégné. Ils étaient également les corpuscules du temps. Une telle conception peut vous sembler étrange, car les notions de «corpuscules» et de «temps» sont quelque peu contradictoires. En effet, la première a une connotation matérielle alors que la seconde se rapporte à un principe immatériel. Cependant, dans la pensée des philosophes de la Grèce antique, il n’y avait aucune différence fondamentale entre les mondes tangible et intangible. Pour eux, toute la Création, tant visible qu’invisible, procédait d’une même Réalité Cosmique, en l’occurrence l’Éther. Autrement dit, ils pensaient que toute substance n’était qu’une condensation ou, plus exactement, qu’une densification de l’essence qui la compose. Partant de ce principe, ils considéraient que le temps et l’espace étaient les deux aspects complémentaires d’une seule et même énergie universelle. C’est pour cette raison qu’ils choisirent un seul et même terme, celui «d’éons» pour désigner la plus petite unité d’espace-temps.

 

En conclusion de ce bref exposé, je reprends quelques traits essentiels de la pensée de Charron par rapport aux développements Grecs et gnostiques. En postulant que l’électron est un micro-trou noir, ce dernier ferait de l’électron la particule élémentaire d’Esprit. Du trou noir à l’électron : «Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas… ». Cet électron spirituel n’est pas étranger à l’éon des gnostiques qui représentait l’Esprit émané de l’Intelligence Universelle. Les caractéristiques de l’électron découlent de celles de l’espace-temps de l’Esprit. L’électron mémorise toutes ses expériences passées et procède à l’arrangement des informations ainsi acquises. L’aspect cyclique du temps au sein de l’électron se traduit par une réédition fréquente de son contenu informationnel ; on estime que cette fréquence vibratoire est de 1023 cycles par seconde. («Tout n’est que vibrations… Le Tout est Esprit, l’Univers est Mental» LE KYBALION). Les électrons contribuent à l’accroissement permanent de l’ordre de l’univers (néguentropie) sans connaître pour autant les objectifs de la création. En ce sens, ils sont comparables au chef mécanicien d’un navire dont la destination serait inconnue. Les électrons sont les vecteurs de l’évolution (atomes, molécules, cellules, tissus organiques, êtres, sociétés…). La stabilité de l’électron en fait une particule quasi éternelle, principe organisateur de l’Alpha à l’Oméga. Les éons, électrons spirituels, ont leurs racines dans les profondeurs de la nuit des temps et s’élèvent vers la Lumière éternelle.

 

Philippe LASSIRE

 

 

Commentaires

avatar Cigaloue
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J'ai lu une fois votre texte hier soir et une autre fois ce soir... c'est long et ardu tout en reconnaissant votre clarté d'explication en prenant soin de ne pas sauter d'épates (considérées acquise).
Tout cela est passionnant, les recherches diverses et puis les différents savants, qui un jour, se disent qu'ils étudient les facettes d'une même nature et leur volonté de vouloir mettre en commun leurs recherches dans toutes les matières.

J'ai bien aussi le terme d'Esprit et d'Intelligence de la Nature... comme un monde qui serait toujours en mouvement, sans cesse, donc qui ne s'est pas encore « réalisée » ? « qui se cherche » ? Le texte étant un peu trop long pour le temps d'attention de mon cerveau, je fatigue des neurones...Je me suis un peu perdue dans mon raisonnement : Que cherchons nous ? L'esprit ? nous essayons de le définir, de comprendre sa composition, sa formation, son action mélangée à d'autres éléments...

Tout est intéressant, notamment j'ai enfin devant mes yeux ce qu'on m'avait dit : que pour s'intéresser et maîtriser ces concepts il fallait aussi être bon en mathématiques… Le chifre 9, Pythagore nous y voilà donc et j'ai troué cela très intéressant. Et les lois du KYBALION qui sont là aussi retrouvées… Des termes scientifiques, puis des termes religieux « feu divin » Esprit Âme, que cherchons nous au juste ? Une corrélation entre l'univers scientifique (chimie, magnétisme, électricité…) et la notion du Divin ?

J'avais écrit à un ami pour lui dire que je me posais des questions quant à la possibilité de l'existence d'une « zone Dieu » à l'intérieur de notre cerveau. Qui, je le rappelle au passage et comme vous le savez n'est utilisable par l'homme qu'au dixième de son potentiel…, comme on admet qu'il puisse y avoir une zone plus ou moins développée qui débouche à écrire de la main gauche par exemple, ou la zone mathématiques serait plus développée ou l'appréhension de l'art peinture, architecture, écriture… toutes zones se trouvant dans notre cerveau…

Alors je pose la question, il y aurait-il une zone qui est prête avec un certains nombres de cellules spécifiques à adhérer à la croyance en un Dieu et à partir de là voir en toutes choses la manifestation de ce Dieu, et/ou l'existence d'une autre zone dans le cerveau où il n'y aurait pas de place pour la pensée Divine ?

Certains verront les croyants comme plus évolués, car ils auraient un zone compatible avec la croyance en Dieu (autres zones pour croyances esprits, diable, résurrection, réincarnation... et les autres seraient vus comme des êtres pas encore assez évolués avec un cerveau n'ayant pas encore intégré la notion de Dieu ?

Je sais que vous mettez sur vos articles des « généralités » dans le bon sens du terme bien sûr et que vous ne donnez jamais un avis personnel... peut-être que tout ce que vous expliquez est votre avis…

Bien que j'apprécie beaucoup lire toutes ces découvertes et hypothèses qui en découlent, mais ce que je sais, c'est que quand j'étais nulle en maths et qu’il me fallait trouver la solution demandée, j'arrivai à inscrire tout un cheminement logique mais qui n'arrivait pas au résultat attendu…

Dès lors je me méfie un peu de mon cerveau et de ce qu'il veut me faire dire ou prouver, il faut garder un minimum cela à l'œil…

Ainsi, ce qui pour vous sont des indices qui poussent vers une forte probabilité de l'existence d'un Dieu, pour moi je ne vois que la manifestation encore non résolue de l'Intelligence de la Nature.

En vous ayant dit cela, je ne pense pas avoir cherché la polémique avec vous, car c'est justement cette phase après le cours magistral où arrivent les questions qui est très intéressante de passer sans se sentir agressée si on ne partage pas les mêmes conclusions... Cela m'intéressera toujours d'apprendre à connaître un peu la formation de notre univers et à quelles lois il obéit…

Merci pour le temps partagé à réfléchir ensemble.

À bientôt j'espère.
lundi 11 mai 2009, 18:04
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avatar Philippe LASSIRE
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Chère Cigaloue,

Tout d’abord, permettez-moi de vous exprimer toute mon estime pour le travail que vous accomplissez et de l’intelligence que vous exprimez tout au long de vos écrits qui sont fort nombreux. C’est une forte intelligence à l’état brut, que vous ne semblez pas vouloir trop discipliner afin de ne pas tomber dans le conditionnement général, civilisateur et béni-oui-oui. Vous passez souvent ainsi l’écueil des fondamentalistes et intégristes de tous poils et de tous crins qui veulent façonner nos pensées sans l’ombre d’une preuve à nous apporter. Ces braves gens pensent que dès l’instant qu’ils croient, toute l’humanité doit croire de la même façon qu’eux. Avec subtilité, vous n’avez pas été sans remarquer que tout en approfondissant un certain nombre de thèmes, je restais très prudent sur les voies scientifiques (physiques et métaphysiques) et avancées, voire très peu développées que j’essaie d’explorer. J’essaie toujours d’exposer un thème qui a déjà été traité par un certain nombre de savants ou penseurs. À l’âge que j’ai, je connais la chanson. Cependant, je ne suis en rien un original ou quelqu’un de trop prudent, car 98 % car des scientifiques actuels n’osent pas encore avancer des thèses qui ne soient pas totalement contrôlables sur le plan de la physique, eu égard à la pensée commune qui sévit actuellement.
Après de nombreuses années d’études et de recherches, il s’avère que ce que j’ai recueilli, tant sur le plan intellectuel que matériel, milite plus en la faveur d’un Être Suprême que dans le hasard et la nécessité. Ou encore la pensée théiste d’un Dieu externe à sa propre création. L’univers infini et éternel est sa propre nature, la propre matérialisation de sa pensée éternelle et permanente, car il se pense. Ce que je dis n’est encore qu’une étape minime de compréhension eu égard à notre stade d’évolution.
Pour en venir à la « zone dieu » dans le cerveau, comme vous le dites, des neurobiologistes auraient identifié une « molécule de la foi ». Est-ce à dire que c’est totalement une molécule attribuée à la foi. Certainement pas. Si la croyance en Dieu peut certes être favorisée par l’action d’une molécule comme la sérotonine, elle ne peut en aucun cas se résumer à l’action exclusive de cette dernière. Cependant, il y a encore autre chose, des neurotransmetteurs pourraient être impliqués dans la religiosité : les opioïdes (peptides opiacés). Il n’empêche que si nous croyons, c’est bien parce que notre cerveau nous y programme chimiquement. Mais pas seulement. De fait, l’étrange phénomène de la croyance ne se joue pas seulement au niveau moléculaire. Plutôt que de scruter la chimie du cerveau, d’autres neurothéologiens ont en effet travaillé sur sa structure. Et la encore, il ont obtenus de troublants résultants en identifiant certaines aires cérébrales indubitablement impliquées dans la sensation d’une présence divine. Des travaux qui ne peuvent pas encore être reliés à ceux menés sur le rôle des neurotransmetteurs, mais qui apportent une pièce de plus en vue de reconstituer le puzzle complexe de la cognition religieuse. Ensuite, il restera à faire le lien avec le génome. Ces premières recherches ont mis en évidence une zone corticale bien précise située dans la partie arrière haute du crâne : le cortex pariétal supérieur. Et pour cause : le fameux sentiment de fusion mystique d’avec le monde apparaît d’autant plus manifeste que l’activité de cette zone est ralentie. En analysant par TEP l’activation cérébrale de huit moines tibétains bouddhistes immergés, via une techniques de respiration spécifique, dans un état de méditation connu pour déboucher sur cette sensation de symbiose, le neurobiologiste a découvert sur son écran un étrange phénomène : plus la méditation semblait profonde, plus la zone du cortex pariétal supérieur s’assombrissait. Je vais en arrêter là, car il faudrait encore de nombreuses pages pour décrire toutes les expériences faites.
Cessons de penser à un Dieu externe (théisme), car si nous sommes tous une étincelle de Dieu, matérialisée, alors il est normal que nous ayons en nous des traces de sa présence. Pour l’instant nous raisonnons comme si nous étions qu’un seul être (physique), mais si étions également et en même temps un être psychique plus un être spirituel, alors nous aurions tellement plus de réponses.
Voici quelques pensées à également méditer.

Bien amicalement.

lundi 11 mai 2009, 18:10
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